mon_amour_ma_vie

Résumé :


Le narrateur, un jeune garçon, est originaire d’une famille du cirque, les Pazzati. Il est enfant unique et vit dans un monde d’adultes où sa mère règne en maître. Il y a Mam bien sûr mais aussi, Pa, Chico, Jo et Sam. Ils sont logés dans des caravanes en limite du « périph », sur un terrain abandonné, en bordure de la ville. Leur cirque est en déclin, le chapiteau prend l’eau, se déchire au gré des vents et il y a bien longtemps qu’il n’a plus accueilli de spectateurs. Ils ont pourtant conservé leurs animaux, 2 tigres et 1 guenon, la plus tendre amie du narrateur avec qui il partage sa vie, son sommeil, ses chagrins, ses secrets. La vie n’est plus désormais rythmée que par les aventures du père, plus ou moins chanceuses financièrement. 


Dans cet univers, les marques de tendresse et d’affection sont rares, les propos sont rudes, il faut être fort, un homme avec un grand H alors que son corps est frêle. Mais, heureusement, il y a Zaza, une jeune fille qui dort dans l’hôtel désaffecté, obèse et handicapée, la faute à la « polio ». Ils vont vivre quelques aventures uniques tous les 2, leur occasionnant quelques fous rires après de grandes frayeurs. Le bonheur de la naïveté enfantine.


Enfin, il a un rêve qu’il aimerait bien pouvoir partager avec Zaza : voir la mer !


Mon avis :


La plume de Claudie Gallay est ici prêtée à ce jeune garçon qui évolue dans un monde où le vocabulaire employé fait plutôt partie du registre familier, voire populaire ou encore vulgaire. Le lecteur peut être surpris et déstabilisé à sa lecture mais finalement, en harmonie avec la communauté décrite, peu présente sur les bancs de l’école et dont le souci principal quotidien est de trouver à manger. 


L’expression est naturelle et spontanée, ce qui n’enlève rien à la qualités des sentiments, ils « aiment », à leur façon. Les personnages sont chahutés par la vie, il y a l’isolement de cette communauté dans un environnement hostile, le monde de la violence et de la délinquance, les règlements de comptes, le deuil aussi.


C’est un beau roman qui met le doigt sur la différence.


Annie