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« Etrange question, à laquelle Jeannette Winterson répond en menant une existence en forme de combat. Dès l’enfance, il faut lutter : contre une mère adoptive sévère, qui s’aime peu et ne sait pas aimer. Contre les diktats religieux ou sociaux. Et pour trouver sa voie.
Ce livre est une autobiographie guidée par la fantaisie et la férocité, mais c’est surtout l’histoire d’une quête, celle du bonheur. « La vie est faite de couches, elle est fluide, mouvante, fragmentaire ». Pour cette petite fille surdouée du prolétariat de Manchester, l’écriture est d’abord ce qui sauve. En racontant son histoire, JW adresse un signe fraternel à toutes celles – et à tous ceux- pour qui la liberté est à conquérir. »

Ce livre, une leçon de vie, voire de survie, m’a emportée dès les premiers pages et j’ai rarement eu envie d’apprendre des phrases par cœur en lisant un récit.


J’ai choisi trois pépites :

« Nous avons tendance à croire que ce dont on a besoin pour tout transformer – le miracle – est ailleurs alors que nous avons la solution sous notre nez. Parfois nous sommes la solution, elle est en nous. »


Avec mes 50 années, je sais à présent que le va et vient entre trouver/perdre, oublier/se souvenir, quitter/retrouver est incessant. L’existence n’est qu’une question de seconde chance et tant que nous sommes en vie, jusqu’à la fin, il restera toujours une autre chance. »


« Tout ce qui est à l’extérieur peut disparaître à tout moment. Il n’y a de sécurité que pour ce que l’on garde en soi ; Je gardais en moi des phrases, une guirlande de lumières qui me guidaient. J’avais le langage. La fiction et la poésie sont des médicaments, des remèdes. »


Et une petite dernière, je ne peux y résister : « Ce qui vous est propre ne vous quitte jamais »

mjo