savoir_vivre

« Les partis fascistes, ce n’est pas ce qui manque ici, disait Max à Léna, en passant avec elle sur Tower Bridge, ils rêvent tous de refaire le coup de Mussolini : on part à une poignée et un jour, après quelques manifestations, on devient tout, et plus la poignée est petite plus la réussite sera éclatante. »

C’est une histoire vraie, celle d’un homme de guerre et d’une femme seule. Elle s’est passée en Angleterre, au cours des années 1920. A l’époque, elle a fait cinq colonnes à la une dans la presse, puis elle a disparu. J’ai pensé qu’elle valait la peine d’être racontée dans un roman. H.K.

Commentaire :

Au bout de 100 pages j’ai pensé que cette histoire vraie ne valait peut-être pas la peine d’être racontée. Le style souple, léger  de Hédi Kaddour,  l’ambiguïté des personnages m’ont incitée à poursuivre ma lecture, comme une sorte de promesse.  Celle-ci ne s’est pas faite attendre, une construction habile comme celle d’un leurre fabriqué main vous taquine crescendo dans des eaux troubles  jusqu’à vous ferrer à plus des ¾ du récit. Absolument renversant ;  la 4ème de couverture ci-dessus ne vous en dira pas davantage que moi-même dans mon commentaire. Ce serait un manque total de savoir-vivre que de vous gâcher le plaisir d’une rencontre avec un homme de guerre et une femme seule. J’avoue  avoir  jubilé quand Hédi Kaddour  a sorti ma tête de l’eau.

Brigitte.