L'arrière-saison de Philippe Besson

"Au commencement, il y a cette peinture d'Edward Hopper qu'on peut voir à Chicago. J'ai dû l'apercevoir à plusieurs reprises avant de m'en procurer une reproduction, un dimanche d'ennui. Un soir, sans intention particulière, j'ai observé la femme en robe rouge de la peinture, assise au comptoir d'un café nommé Phillies, entourée de trois hommes. Alors, ça s'est imposé à moi, sans que j'aie rien cherché. J'ai eu l'envie impérieuse de raconter l'histoire de cette femme et des trois hommes autour d'elle, et d'un café de Cape Cod."

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Louise Cooper, écrivain pour le théâtre, est accoudée au comptoir du bar de Chez Phillies au Cape Cod, dans lequel elle se rend tous les jours depuis une bonne poignée d'années. Elle a mis sa belle rode rouge, celle des occasions spéciales. Elle attend Norman, l'homme qu'elle aime après qu'il ait annoncé à sa femme qu'il la trompait avec Louise et demande le divorce. Ben, lui, s'affaire derrière le bar ; nous sommes dimanche soir et les clients ne viennent pas en foule ; il est seul avec Louise. Stephen Townsend arrive soudainement après cinq ans sans avoir mis les pieds ici, lorqu'il avait quitté Louise pour une femme qu'il a épousé.

Philippe Besson s'inspire de la peinture de Edward Hopper, Les rôdeurs de la nuit, en écrivant ce roman qui raconte la complexité des relations et la difficultés de renouer avec quelqu'un d'aimé et trahi. Certains passages se traînent en longueur.

"La lumière décline un peu dans le café : derrière la baie vitrée, des nuages ont fait leur apparition et voilent imperceptiblement le soleil du soir. Les arrières saisons ont parfois quelque chose de déchirant."

L'arrière-saison est le troisième roman de Besson, après En l'abscence des hommes et Son frère (porté a l'écran par Patrice Chéreau). Il vient de publier Se résoudre aux adieux.

Caroline