Tea bag de Henning MANKEL
Vive la semaine nordique !
On va vivre une semaine de folie,
On ne va pas voir le jour !
4ème de couverture :
Tea-Bag, jeune Nigériane, traverse l'Europe à pied, persuadée que tout là-haut, en Suède, une porte s'ouvrira pour elle. Tania, venue de Smolensk, a franchi la Baltique à la rame, portée par le même espoir. Leyla est arrivée d'Iran alors qu'elle était enfant. Ensemble elles se démènent pour survivre dans une banlieue de Göteborg. Pendant, ce temps, le célèbre auteur Jesper Humlon, qui attend l'inspiration en surveillant son bronzage et le cours de ses actions en Bourse, tente d'échapper à la tyrannie de sa petite ami et de sa mère. Le jour où sa trajectoire croise celle de Tea-Bag, Tania et Leyla, c'est le choc. Il découvre l'existence d'une Suède inconnue, clandestine, comme un double 'en négatif' de la Suède officielle, laquelle ignore tout de la première. Aussitôt il envisage de détourner cette expérience à ses propres fins. Mais les jeunes filles n'ont pas dit leur dernier mot...
Mon avis :
Henning Mankell est connu pour ses romans policiers. Là, il s'agit d'un autre genre. J'ai commencé par ce livre qui m'inspirait notamment par le parcours de ces femmes. J'avoue avoir été déçue. Une très grande partie du livre est en réalité dédiée à l'écrivain, Jesper Humlon, qui, sur la longueur, m'a agacée. Il s'agit d'une éternelle victime, de sa femme d'abord qui a 31 ans, soit 11 ans de moins que lui, et qui désire un enfant alors que lui n'en veut pas ; sa mère ensuite avec qui il a pris un engagement de lui consacrer 3 soirées par semaine ; de son financier qui a fait des choix boursiers plus qu'audacieux au point d'avoir dilapidé la quasi-totalité de sa fortune. Pour surmonter l’ensemble, rien de tel qu’un rendez-vous téléphonique hebdomadaire, rien que ça, avec son médecin traitant pour s’occuper de sa petite personne. Les parcours de ces 3 femmes vivant dans la clandestinité me paraissaient beaucoup plus intéressants à développer…
J’ai saisi, au gré des pages, une citation relative à la clandestinité, je vous la livre : « J’existe même si je n’ai pas le droit d’exister, je suis visible alors même que je vis dans l’ombre ». De quoi vous offrir quelques réflexions sur le sujet…
La prochaine fois, je crois que j’essaierai un bon roman policier de cet auteur, histoire de me réconcilier avec son écriture. D’ailleurs, si vous avez des références à me confier, je suis PRENEUSE !
Annie

