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L'Antre des mots
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17 septembre 2010

Le tigre blanc de Aravind ADIGA

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Le tigre blanc, c'est Balram Halwai, ainsi remarqué par l'un de ses professeurs impressionné par son intelligence aussi rare que ce félin exceptionnel. Dans son Bihar natal miséreux, corrompu et violent, Balram est pourtant obligé d'interrompre ses études afin de travailler, comme son frère, dans le tea-shop du village. Mais il rêve surtout de quitter à jamais les rives noirâtres d'un Gange qui charrie les désespoirs de centaines de générations. La chance lui sourit enfin à Delhi où il est embauché comme chauffeur. Et tout en conduisant en driver zélé, au volant de sa Honda City, M. Ashok et Pinky Madam, Balram Halwai est ébloui par les feux brillants de l'Inde récente des nouveaux entrepreneurs. L'autre Inde, celle des trente-six millions et quatre dieux, celle des castes, des cafards, des taudis, des embouteillages monstres, des affamés, des éclopés et des laissés-pour-compte de la Shining India du XXIe siècle, finit par avoir raison de son honnêteté. Car, de serviteur fidèle, Balram bascule dans le vol, le meurtre pour finir... dans l'Entreprise...

 

 

 

 

Livre coloré,

 

 

Livre des contrastes entre l’Inde des Ténèbres et l’Inde de la Lumière.

 

 

Livre ironique

Livre drôle (pas toujours moral)

 

 

Livre  distrayant, dépaysant, instructif qui nous plonge dans l’Inde du 21ème siècle.

 

 

Aravind Adiga signe là son 1er roman ; son talent est indéniable ;

 

 

 

 

Elise

 

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B
Aravind Adiga dissèque au bistouri l’Inde, celle des castes qui protègent les plus riches et asservissent les plus pauvres. Le tigre blanc sort les griffes jusqu’à « saigner à blanc » un « gros ventre» pour sortir de la «cage aux poules » un « ventre creux ». Immorale ? L’indignation seule aurait-elle suffit à élever Balram ? Quelle action entreprendre pour se libérer d’un tel assujettissement ? N’est-ce pas le désespoir entretenu qui est criminel ? Avec des mots pour le dire Aravin Adiga exorcise pour lui-même, je suppose, le passage à l’acte. Son humour noir est excellent et percutant. Vite lu, pas vite oublié.
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