29 novembre 2009
Lettres d'amour en héritage
Des extraits de ce livre de Lydia Flem seront lus sur RadioG 101.5 mardi 1er décembre, à 9H 10, jeudi 3 décembre à 13H et samedi à 9H 10 !
Bonne écoute!
Anne Prono
04 décembre 2008
Chose promise, chose due...
Voilà donc la chronique de François Bégaudeau (j'entends d'ici vos cris de groupies...) extraite du très remarquable magazine Muze. Celle-ci porte sur le personnage de Zazie, petite fille du roman Zazie dans le métro de Raymond Queneau présenté par Claire. Régalez-vous !
Caro
01 avril 2008
Dans l'élégance du hérisson
Paloma est invitée chez son nouveau voisin KAKURO qui lui présente sa petite nièce 5 an YOKO
"Alors j'ai ressenti un grand sentiment de bonheur. C'est la première fois de ma vie que je rencontre quelqu'un dont le destin ne m'est pas prévisible, quelqu'un pour qui les chemins de la vie restent ouverts, un quelqu'un plein de fraîcheur et de possibles. Je me suis dit : Oh oui, Yoko, j'ai envie de la voir grandir, et je savais que ce n'était pas qu'une illusion liée à sa jeunesse parce que aucun des enfants des amis de mes parents ne m'a jamais fait cette impression là. Je me suis dit aussi que KAKURO devait être comme ça, quand il était petit, et je me suis demandé si quelqu'un, à l'époque l'avait regardé comme je regardais YOKO, avec plaisir et curiosité, en attendant de voir le papillon sortir de sa chrysalide et en étant à la fois ignorant et confiant dans les motifs de ses ailes.
marie
23 mars 2008
Le Rapport de Brodeck_Philippe Claudel
Brodeck est de retour des camps de concentration, il croise sur son chemin un vieil homme chez qui il sera hébergé quelques jours...
Le vieil homme, à qui j'avais dit la veille que je comptais continuer ma route, m'attendait sur le seuil. Il me donna un sac à bretelles, en drap gris et courroies de cuir. Il contenait deux grosses miches de pain, une bande de lard, un saucisson, ainsi que des vêtements.
"Prenez les, me dit-il, c'est juste à votre taille. Ils étaient à mon fils, mais il ne reviendra plus. C'est sans doute mieux comme ça."
Il me sembla soudain que le sac que je venais de saisir était d'un poids considérable. Le vieil homme me tendit la main.
"Bonne route, Brodeck."
Pour la première fois, sa voix tremblait. Je saisis sa main, une main sèche et froide, à la peau tavelée qui se fripa dans ma paume. Elle tremblait elle aussi.
"S'il vous plaît, ajouta-t-il, pardonnez-lui... pardonnez-leur...", et sa voix mourut dans ce murmure.
Caro
