27 décembre 2009
Berlin-Stasi de Jean-Paul PICAPER
Résumé : Mon avis
Berlin, 9 novembre 1989...
Le mur est ouvert. La République démocratique allemande ferme boutique. Son existence ne tenait qu'à un mur. Un mur qui n'était que la partie visible de l'iceberg. Dessous se cachait la Stasi, ce monstre tentaculaire de la guerre froide, cette police secrète à qui rien n'échappait. C'est dans son antre que nous emmène l'auteur. Pendant près de trente ans, il a affronté à Berlin-Ouest et en RFA les agitateurs et désinformateurs stipendiés de la Stasi, déjouant ses traquenards à Berlin-Est et en RDA.
Il a vécu aussi l'infiltration du mouvement étudiant des années 1960 et de divers organismes d'Allemagne de l'Ouest ; il a contacté à maintes reprises des dissidents est-allemands et collaboré avec eux, menant sa petite guerre personnelle contre cette dangereuse organisation tout au long de la guerre froide. A partir de son expérience, de témoignages poignants, d'entretiens avec des espions et leurs victimes, il nous entraîne dans les arcanes du " meilleur service d'espionnage de l'histoire ", et nous fait vivre le quotidien d'une dictature, mêlant à la fois l'analyse rigoureuse du politologue et la narration du journaliste.
Le 9 novembre 2009, l’Allemagne a fêté les 20 ans de l’ouverture du mur, cet édifice construit en 1961 en pleine guerre froide. Vous n’avez jamais bien compris quelles étaient les causes de cette guerre, tout à fait spéciale, fourbe, cachée, indirecte, infiltrée… mais cette histoire contemporaine vous intéresse, plongez-vous dans ce livre du germaniste, politologue, aujourd’hui journaliste qu’est Jean-Paul Picaper. Je ne vous le cache pas, il s’agit là d’un document (vous ne le lirez donc pas comme un roman !), il est d’une densité rare avec des détails historiques indénombrables, des personnes publiques toutes aussi importantes les uns que les autres dans le développement de ce réseau. Mais, si le sujet vous intéresse, vous apprécierez l’accessibilité du propos, l’auteur est un excellent pédagogue qui nous prend par la main et nous guide dans les méandres du déploiement de ce réseau, et comprendrez le pourquoi d’une telle frontière établie, rappelons-le, au 20ème siècle, c’était hier ! Après la lecture de ce document, vous vous direz tous(tes) que l’histoire est finalement une matière passionnante, à portée de main ! Un excellent document. Merci à Babelio de l’avoir sélectionné pour cette édition de Masse critique, sans quoi je serai vraisemblablement passée à côté… Annie
23 décembre 2009
Des Hommes de Laurent Mauvignier
Ils ont été appelés en Algérie au moment des "événements", en 1960. Deux ans plus tard, Bernard, Rabut, Février et d'autres sont rentrés en France. Ils se sont tus, ils ont vécu leurs vies. Mais parfois il suffit de presque rien, d'une journée d’anniversaire en hiver, d'un cadeau qui tient dans la poche, pour que, quarante ans après, le passé fasse irruption dans la vie de ceux qui ont cru pouvoir le nier.
Mon avis... "Plus le temps passe, plus il se répète, sans pouvoir se raisonner, que lui, s'il était Algérien, sans doute il serait fellaga. Il ne sait pas pourquoi il a cette idée, qu'il veut chasser très vite, dès qu'il pense au corps du médecin dans la poussière. Quels sont les hommes qui peuvent faire ça. Pas des hommes qui font ça. Et pourtant. Des hommes. Il se dit pourtant parfois que lui ce serait un fellaga. Parce que les paysans qui ne peuvent pas travailler leur terre. Parce que la pauvreté. Même si certains lui disent qu'on est là pour eux. On vient donner la paix et la civilisation. Oui. (...)" "Des hommes" s'attache à "comprendre, une fois que c'est arrivé, comment cela modifie, et en quoi, celui qui porte la trace de ce passage au monde" (Laurent Mauvignier, magazine Page, septembre 2009, p.46).
La guerre ne laisse jamais en paix ..."Je voudrais savoir si l'on peut commencer à vivre quand on sait que c'est trop tard" (p.281).
Laurent Mauvignier est un grand Auteur tant la force de la tragédie frappe et bouscule. Sa plume voluptueuse et singulière vous envoûte dès les premières pages. La construction de ce récit est finement élaborée et donne d'autant plus de puissance à l'Histoire. Laurent Mauvignier choisit de débuter l'intrigue lors d'une fête de famille ... véritable catalyseur qui fera ressurgir le passé douloureux de trois hommes appelés en Algérie. Ce roman ne laisse pas indemne, l'intensité des confidences heurte et interroge.
06 décembre 2009
Les voix du Pamano
C'est une saga catalane sur la haine et le meurtre, sur un amour presque monstrueux dont la violence perdure des décennies après la mort, sur une gigantesque falsification de l’Histoire, sur le pouvoir de l’argent dans les mains d’une femme fascinante mais aussi formidablement assoiffée de vengeance. Une vengeance née du terrible été 1936, lorsque la jeune Elisenda Vilabrù voit son père et son frère se faire brutalement tuer par les anarchistes de son village. [...] (Ariane Thomalla, Arte)
Oriol Fontelles est un jeune instituteur, dans un petit village de Catalogne. Un jour de 1944, par lâcheté, il laisse le maire du village et les phalangistes assassiner un jeune garçon. Sa femme ne peut lui pardonner. Sur le point d'accoucher, elle quitte pourtant le domicile et sort de la vie d'Oriol…
Mon avis
Je ne reviendrai pas sur la promotion de ce livre faite par les libraires et plus particulièrement Nicolas Vivès. Je tente donc ici de vous donner mes impressions. Les personnages, ce livre, laisseront une trace dans ma vie de lectrice.
Oriol, témoin du meurtre d’un jeune garçon est comme « embarqué » dans une histoire qu’il subit. Il deviendra ensuite un héros au gré des circonstances. Qui était-il vraiment ?
Elisenda, femme de pouvoir et d’argent que la haine et la vengeance animent tisse une toile avec les « fils» d’une guerre civile. Les autres habitants du village, eux aussi d’une puissance rare, contribuent à restituer « l’ambiance » des campagnes durant une telle période.
Les deux extraits de résumé ci-dessus ne vous livrent qu’une partie du puzzle que l’on assemble volontiers créant un suspens digne d’un roman policier. Le lecteur devient actif. Tout le charme de ce livre est dans sa construction qui nous fait avancer de 60 ans dans un même chapitre, dans un même paragraphe voire une phrase. « Jamais cela n'apparaît comme un procédé gratuit destiné à épater la galerie, mais comme un procédé qui s'impose avec naturel et renforce la cohérence interne du roman… ».
Il y a donc différents scénarii et pourtant une impression de continuité de « l’Histoire ». Est-ce pour nous rappeler que tous les « ingrédients » sont toujours là pour que, demain, une guerre éclate ?
C’est aussi le véritable débat de toute une vie, que de savoir quoi faire, comment agir, réagir face aux circonstances immédiates. Est-il parfois trop tard pour redresser la barre ? Comment faire comprendre aux autres, ce qu’ils considèrent comme une faute impardonnable si on ne se la pardonne pas. Mais peut-on tout pardonner ?
Cette dernière phrase me ramène soudain à l’exergue que Jaume Cabré a placé : « Père, ne leur pardonne pas, car ils savent ce qu’ils font. » Vladimir JANKELEVITCH
Cette citation prend alors tout son sens avec un retentissement indéniable après la lecture de cette oeuvre.
Enfin le Pamano est une rivière située en contrebas du village, seuls certains villageois entendent son murmure…
Annie (d) me l’a prêté, je cours l’acheter, car je sais que je vais le relire. C'est assurément mon coup de coeur de l'année.
Brigitte
05 décembre 2009
Les autres de Alice FERNEY
La famille est réunie autour de Théo pour fêter ses 20 ans. Son frère, Niels, lui offre un cadeau original, un jeu de société qui permettra à chacun de dévoiler comment les autres le perçoivent. L’auteure procède à une véritable mise à nu des personnages au gré des questions, toutes aussi banales les unes que les autres mais qui engendrent de véritables bouleversements psychologiques chez les joueurs, dévoilant petites indiscrétions et grands secrets. C’est un véritable jeu de massacre ! Sa forme est particulièrement originale. Composé en 3 parties, ce roman fait état : - des choses pensées (partie polyphonique où chacun explique ce qu’il ressent à la première personne du singulier), - des choses dites (c’est le cœur du jeu, les membres de la famille s’interpellent les uns les autres), - des choses rapportées (les propos tenus par les uns et les autres sont disséqués à la façon d’Alice FERNEY, c’est-à-dire dans le souci du détail). Ce roman est éminemment philosophique, il pose la question essentielle du MOI et du regard des autres. Je vous livre une citation qui à elle seule résume l’ensemble de cette œuvre : « une chose est d’être, autre chose de croire être, et une autre encore de paraître ». Ces trois états entre lesquels l’être humain navigue (vous le verrez à la lecture, les eaux sont parfois troubles !). L’écrivaine, qui aime la langue française et apprécie de jouer avec les mots, fait de ces derniers une définition que je vous propose de méditer : « les mots lancés à haute et intelligible voix sont dotés d’un pouvoir de perforation : ils entrent en nous, nous envahissent, s’installent dans notre mémoire, ne s’en vont plus jamais ». Personnellement, c’est le premier livre que j’ai lu d‘elle, sa troisième partie m’a permis d’apprécier la qualité de la plume d’Alice FERNEY et sa manière bien singulière de disséquer les propos, les comportements, les ressentis, les sentiments... Depuis, c’est une véritable frénésie, je ne peux plus m’en passer. Un conseil, ne vous privez pas de découvrir cette auteure, elle est tellement brillante ! Annie
03 décembre 2009
Dans la guerre de Alice FERNEY
Tout commence ainsi : « Par décret du Président de la République, la mobilisation des armées de terre et de mer est ordonnée, ainsi que la réquisition des animaux, voitures et harnais nécessaires au complément de ces armées. Le premier jour de la mobilisation est le dimanche 2 août 1914 ». Jules, marié avec Félicité, père du petit Antoine, va quitter la ferme, sa mère, Julia, son frère, Louis, et son chien, Prince, pour aller faire la guerre. Ce départ est un véritable déchirement. Mais, Jules en est sûr, la guerre ne va pas durer longtemps, il sera très bientôt de retour parmi les siens. Malheureusement, les choses ne vont pas tout à fait se passer comme il le souhaitait. Cette guerre va durer, les sentiments vont être mis à rude épreuve, comme les femmes d’ailleurs qui, en l’absence des hommes, vont devoir élever les enfants, tenir la maison, faire les travaux de la ferme…et comme les hommes qui devront se battre au péril de leur vie. C’est un roman très bien écrit, la plume d’Alice Ferney est passée par là ! Je vous livre une citation : « Un enfant qui naît ouvre une fenêtre dans le cœur de sa mère, par où, tant qu’il vit, coule l’amour qu’elle a pour lui, et par où, s’enfuit la vie qu’elle perd quand il meurt. » L’auteure nous fait une nouvelle fois l’éloge des femmes, devenues en l’absence de leurs maris, de véritables Chef de famille bien que ce titre ne leur soit pas, à l’époque, reconnu. Elle écrit sur une page de notre histoire. Elle rend hommage à tous ces soldats morts pour la France, loin de chez eux, dans des conditions absolument effroyables, qu’une sépulture ne viendra même pas saluer. Leurs épouses feront leur deuil sans jamais revoir leurs corps. Elle leur dédit son roman ainsi, je cite, « qu’à ceux qu’elle précède, Julie, Alexis et Guillaume Gavriloff », ses enfants. Très beau roman Annie
02 décembre 2009
Mauvaise Fille Justine LEVY
C'est un livre tellement vrai, très émouvant, une histoire riche et à la fois boulversante très prenante de la 1ère à la dernière page.
Certains passages sont pleins d'humour alors que la trame générale est très triste
A Recommander
Danièle
Dis oui Ninon Maud LETHELLIEUX
Ninon a 9 ans, une petite soeur, des biques et des parents marginaux mariés très jeunes qui ne s'aiment plus. Elle décide de partir vivre avec son père qui n'a plus qu'elle. Ensemble, ils construisent une maison, traient les chèvres, vendent leurs produits sur le marché, oublient l'école et l'assistante sociale Mme KAFF
Même si Zélie sa mère lui offre une nouvelle vie dans une nouvelle maison avec « L'AUTRE » ( une vie normale) Ninon préfère de loin rester avec Fred son père écolo sans école sans hygiène en communion avec la nature
Ce n'est pas une histoire drôle ce n'est pas une histoire triste ce n'est pas un conte de fée. Ce livre est un arc-en-ciel d'émotions où dominent la tendresse et la douceur.
Et comme le dit si bien Ninon :
« Le vrai bonheur, ça n'a rien à voir avec une robe cerises. Le vrai bonheur, il se compte dans la tête, il est invisible, il est dans l'instant du présent, c'est comme une conjugaison qu'on a rien compris, il ne se conjugue pas au futur imparfait, il est parfait d'ailleurs, il est toujours là où on s'y attend pas. Il faut juste ouvrir les yeux »
C'est une belle histoire d'amour d'une petite fille pour son père et d'un homme pour la liberté.
L'Echappée belle de Anna GAVALDA
Simon, Garance et Lola, trois frères et soeurs devenus grands, quittent un mariage de famille qui s'annonce particulièrement éprouvant pour aller rejoindre Vincent, le petit dernier, devenu guide saisonnier dans un château perdu au fin fond de la campagne tourangelle. Oubliant pour quelques heures marmaille, conjoint, divorce, soucis et mondanités, ils vont s'offrir une dernière vraie belle journée d’enfance volée à leur vie d'adulte.
Petite récréation pleine de fantaisie et d’humour que nous offre Anna Gavalda. Ce texte succinct est agréablement troussé. Sa plume, toute en légèreté, ne se prend pas au sérieux. J’ai passé un bon moment en compagnie de cette fratrie. Certains passages sont très drôles, d’autres plus nostalgiques.
Cette escapade champêtre fut une échappée bien plaisante …
Ingrid
29 novembre 2009
Au pays des vermeilles de Noëlle CHATELET
Au pays des vermeilles ….ou « Je commence à devenir assez grande pour redevenir petite » p31
Noëlle Châtelet, édition du seuil, 2009
Acheté pour une amie qui, comme moi, devient Mamie, et pour l’auteur dont le précédent livre sur la mort choisie de sa mère : « La dernière leçon » , m’avait émue. Noëlle Châtelet, c’est aussi une rencontre au 1er Festival des Mots à La Charité la Loire
Plaisir auusi du titre doublement ludique dans sa référence à Alice, titre métaphorique qui me renvoie à ma propre expérimentation de l’entrée dans un autre pays, quand sa fille met au monde un petit. Entrée connue et inconnue à la fois où se jouent toutes les strates du temps.
Et c’est ce qu’explorent les courts chapitres de ce journal de bord d’une nouvelle mamie. La métaphore d’Alice et les transformations de taille et de temps sont décrits avec justesse , concision et interrogations :
« Comme ce célèbre tableau de Munch dont le cri universel semble déverser tout le malheur, toute la souffrance du monde, ta bouche est souffrance . Désespoir. Désespérés aussi tes deux petits poings fermés, comme déréglés, qui battent l’air jusqu’à la suffocation. On t’a poussée dehors, maintenant tu pousses des cris. Seule. Infiniment seule.
Au pied de ton berceau, j’assiste à ma propre impuissance.Mes poings se ferment.Vont-ils se dérégler, battre l’air ?
Remontée vertigineuse du temps : je suis bouche, je suis cri.
Je me regarde hurler, seule, infiniment seule devant l’énigme de la vie.
J’ai deux mois à peine » p 22
Ce livre est un dialogue entre l’auteur et sa petite fille, mais aussi entre avec le père de l’enfant, son fils ou plûtôt avec le fils qu’il fut et donc la mère qu’elle a été pour ce fils devenu père et bien sûr avec l’enfant que Noëlle Châtelet fut ou est encore, jeux de miroirs infinis qui s’avèrent révélateurs ; cela apparaît dans les beaux dialogues entretenus avec la mère disparue.
C’est pour ces dialogues transgénérationels qui s’édifient et se construisent par l’écriture que ce récit, somme toute banal de grand maternité ,vaut. Car l’auteur n’aborde pas ce continent nouveau avec la conscience adulte du narrateur de la nouvelle « Mano » comme elle va se faire appeler, mais avec tous les états successifs ou superposés de son expérience.
On retrouve le jeu d’un « je » qui en interpelle un autre comme dans Enfance de N.Sarraute.
D’autre part, ce qui m’a touchée dans ce récit , moi qui suis une « Manou » depuis deux mois….c’est la possibilité de revivre ces moments de grâce devant ces petits qui nous troublent et nous émeuvent au-delà du rationnel : ces instantanés littéraires si empreints de profondeur sont …mieux que ces albums photos qu’on s’empresse de montrer pour que revivent ces moments- là si vite et joliement perturbés par les évolutions magnifiques de l’être en devenir.
Ainsi les temps passés restent peut-être un peu, pour ce qu’ils ont éveillés en nous de singulier….
Rien de pédant, dans ces multiples scènes d’habillage, de chevaux de bois ou de cinéma mais un éloge discret au temps qui nous fait femme, mère, fille et grand-mère :
« Je suis grand-mère, ma mère, pour admirerle ricochet de ces petites pierres vermeilles sur l’étendue de la mémoire. Les regarder bondir. Rebondir.
Je me dis : Un jour , les ricochets se feront sans moi, mais la pierre que j’ai été sera de la partie » p 80
Enfin , ce coup de cœur pour ce livre tient à ce qu’il est coécrit….à découvrir comment p114, ce qui fait dire à l’auteur :
« Allons, Mano ! Voyons, c’est évident ! N’est-ce pas notre livre ? »
L'ombre du vent de Carlos Ruiz ZAFON

Un matin de 1945, un libraire emmène son fils Daniel Sempere, orphelin de mère et malheureux, dans un lieu mystérieux : le Cimetière des Livres Oubliés. une bibliothèque magique, un lieu mystérieux auquel n'ont accès qu'un petit groupe de privilégiés.
Là, Daniel devra choisir un livre qu'il adoptera, pour qu'il ne disparaisse jamais et qu'il reste toujours vivant. L'enfant va choisir "L'ombre du vent" de Julian Carax. Et c'est le début d'une aventure qui va le poursuivre une bonne partie de sa vie...
En effet, ce choix l’embarque dans une quête dangereuse et passionnante dans le Barcelone de l'après-guerre à la recherche de cet écrivain qui l'a ému et dont le passé semble si mystérieux. Une investigation pendant plus de dix ans, sur le pourquoi, le comment de ce livre, et le « qui » de ce Julian Carax.
Ce roman raconte deux histoires, deux vies, celle de Julian Carax et celle de Daniel Sempere, deux histoires qui se ressemblent fort et deux histoires qui n'en feront qu'une.
J’ai vraiment été séduite par ce magnifique récit d’aventures aux multiples rebondissements.
C’est à la fois une intrigue policière, un roman qui tend au fantastique, un roman politique .
On y trouve de l’amour, de l’amitié, mais aussi de la haine, des mensonges, des trahisons, des peurs, beaucoup de tragédies imbriquées les unes dans les autres.
Si vous aussi, souhaitez lever le voile sur le mystère qui entoure la vie de Carax, plongez vous dans « l’ombre du vent » où tout est mené tambour battant par la plume fluide de cet écrivain espagnol Carlos Ruiz Zafon que j’ai découvert.
Elise








