L'Antre des mots

Laissez-vous submerger par les mots...

23 décembre 2009

A l'origine, réalisé par Xavier Giannoli

A_l_origine

Philippe Miller est un escroc solitaire qui vit sur les routes. Un jour, il découvre par hasard un chantier d'autoroute abandonné, arrêté depuis des années par des écologistes qui voulaient sauver une colonie de scarabées. L'arrêt des travaux avait été une catastrophe économique pour les habitants de cette région. Philippe y voit la chance de réaliser sa plus belle escroquerie. Mais son mensonge va lui échapper.

Mon avis...
Tiré d'un incroyable histoire vraie, "A l'Origine" place l'Homme, si imparfait qu'il soit, au centre de sa caméra. Xavier Giannoli filme au plus près des acteurs et nous plonge dans un monde démuni, que la crise n'a pas épargné. Pourtant l'arrivée miraculeuse de Philippe Miller va faire revivre cette région, abandonnée de tous. Ce film bouscule et touche à la fois ... la rudesse et le dénuement de ces vies, la "folie" de Philippe Miller mais aussi l'humanité qui découle de toute cette histoire.
"A l'Origine" questionne ... certaines interrogations sont d'ailleurs toujours en suspens.

Ingrid

Posté par jellybelly à 16:22 - Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


Kerity, réalisé par Dominique Monféry

Kerity

Natanaël a bientôt 6 ans mais il ne sait toujours pas lire...
Lorsque sa tante Eléonore lui lègue sa bibliothèque contenant des centaines de livres, Natanaël est très déçu ! Pourtant chacun de ces contes va livrer un merveilleux secret : à la nuit tombée les petits héros, la délicieuse Alice, la méchante fée Carrabosse, le terrible capitaine Crochet, sortent des livres...
Ils doivent prévenir Natanaël qu'ils courent un grand danger et risquent de disparaître à jamais. Pour sauver ses minuscules amis et leurs histoires, Natanaël, rétréci par la Fée Carabosse, se lance dans l'aventure ! Il affrontera vaillamment le très fourbe Pictou, les crabes géants, l'Ogre affamé... Arrivera-t-il à temps à lire la formule magique qui les sauvera tous ? Ce n'est pas parce que c'est inventé que ça n'existe pas !

Mon avis
Ce conte initiatique est tout simplement CHARMANT ... que l'on ait 7 ou 77 ans ! "Kerity" est, sans conteste, mon coup de coeur "enfantin" de l'année. Voici une histoire originale et intelligente conçue à partir des classiques de la littérature pour enfants. Je suis sous le charme du graphisme magnifique de Rebecca Dautremer. Les couleurs, les décors mais aussi les personnages si attachants nous offrent un beau cadeau de Noël pour les petits et les grands !!!

Ingrid

Posté par jellybelly à 15:56 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Vincere, réalisé par Marco Bellocchio

Vincere

Dans la vie de Mussolini, il y a un lourd secret que l’histoire officielle ne raconte pas : une femme, Ida dalser, et un enfant, Benito Albino - conçu, reconnu puis désavoué. Ida rencontre Mussolini de manière fugace à Trente et en est éblouie. Elle le retrouve à Mila, où il est un ardent militant socialiste qui harangue les foules et dirige le quotidien. Ida croit en lui, en ses idées. Pour l'aider à financer le Popolo d'Italia, point de départ du futur partis socialiste, elle vend tous ses biens... Lorsque la guerre éclate, Benito Mussolini s'engage et disparaît de la vie de la jeune maman, qui découvrira avec stupeur qu'il est déjà marié avec une autre femme. Ida n'aura dès lors de cesse de revendiquer sa qualité d'épouse légitime et de mère du fils aîné de Mussolini, mais sera systématiquement éloignée de force et son enfant mis dans un institut. Pourtant, elle ne se rendra jamais et ne cessera de revendiquer haut et fort sa vérité.

Mon avis …

Cette histoire authentique est, pour le moins, puissante. L’interprétation majestueuse et vibrante de Giovanna Mezzogiorno vous happe de bout en bout. « Vincere » est un film étonnant par la force de la tragédie, la passion que clame cette femme et la montée du fascisme. Marco Bellocchio traite du vertige du pouvoir, du poids de la religion, des frontières de la folie. Sa mise en scène est, elle aussi, vibrante. Il fait le choix de ponctuer son oeuvre d’extraits d’images d’archives, qui donnent encore plus de poids à la dimension historique de ce drame, méconnu et étouffé.

Ingrid

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13 décembre 2009

le vilain

le vilain d'Albert Dupontel

avec Albert Dupontel et Catherine frot.

je sors de voir ce film, j'ai souri voir un peu ri, le jeu de CATHERINE FROT est formidable, c'est elle et pas elle dans un rôle de vieille femme mère d'un truand (Albert DUPONTEL qui en fait un peu trop) qu'elle n'a pas revu depuis 20 ans et qui revient la voir parce qu'il ne peut pas faire autrement.

c'est un film un tantinet loufoque et décalé, je ne peux pas dire que j'ai été emballée, je vous conseille d'attendre de le voir à la télé où il vous fera passer un bonne soirée devant le petit écran.

MARIE ANNICK

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25 novembre 2009

RAPT

de Lucas Belvaux

Synopsis:

Homme d’industrie et de pouvoir, Stanislas Graff est enlevé un matin comme les autres devant son immeuble par un commando de truands.
Commence alors un calvaire qui durera plusieurs semaines. Amputé, humilié, nié dans son humanité, il résiste en ne laissant aucune prise à ses ravisseurs. Il accepte tout sans révolte, sans cri, sans plainte, c’est par la dignité qu’il répond à la barbarie.

Coupé du monde, ne recevant que des bribes d’informations par ses geôliers, Graff ne comprend pas que personne ne veuille payer la somme qui le délivrerait.
Au-dehors, son monde se fissure au fur et à mesure de la révélation de sa personnalité.
Tout ce qu’il avait réussi à garder d’intimité, son jardin secret, est révélé à sa famille par l’enquête de police ou celle de la presse.
Chacun découvre un homme qui est loin de ressembler à celui qu’il imaginait.

Mon avis

Cette histoire s’inspire de celle du Baron Empain (fin des années 70) dont « les plus jeunes » se souviennent certainement. Le film se déroule en deux parties, l’une sur l’enlèvement très réaliste ; Yvan Attal traduit très bien les peurs, les angoisses et les interrogations d’une victime lors d’une telle épreuve avec peu de mots, les regards en disent long…. Ce film vient confirmer également, que même dans les moments les plus difficiles qu’une famille et qu’un homme peuvent subir, les médias ne s’embarrassent pas avec les scrupules, voilà donc une famille livrée « aux chiens !... », alors même que l’industriel n’est pas encore délivré !... Les actionnaires du groupe qu’il dirige semblent également, pour certains, plus préoccupés par le cours de leurs actions que le drame humain que vit cet homme et sa famille. Toutefois, les différentes révélations faites par la presse nous aident à comprendre les réactions de son entourage lors de sa libération. Cette deuxième partie plus courte (dommage) est vraiment très intéressante avec l’étude psychologique d’une « certaine bourgeoisie », des personnes qu’il l’entourent lors de sa libération, le laissant, sans aucun doute encore plus seul qu’avant. Je me demande qu’est devenu cet homme aujourd’hui ? Cette épreuve, dont on ne peut sortir indemne, lui a-t-elle permise de vivre « sa vie ».

Brigitte

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18 novembre 2009

Le Ruban Blanc

Le Ruban Blanc

affiche_14

Un village de l'Allemagne du Nord protestante. 1913-1914.
A la veille de la Première Guerre mondiale. L'histoire des enfants et adolescents d'une chorale dirigée par l'instituteur du village, leurs familles : le baron, le régisseur, le pasteur, le médecin, la sage-femme, les paysans. D'étranges accidents surviennent et prennent peu à peu le caractère d'un rituel punitif. Qui se cache derrière tout cela ?

Mon avis :

Je ne répondrai pas à la question, car c’est un film qui ne délivre pas de réponse formelle. Il reste un certain nombre de mystères quand le générique de fin se déroule. Peu importe,  ce film mérite sans aucun doute la palme d’or qu’il a reçue au festival de Cannes 2009. Un film qui vous laisse le temps d’intérioriser l’atmosphère pesante qui règne dans ce village,  d’apprécier la beauté artistique des photos en « noir et blanc », de vous imprégner  de la violence des dialogues, des non-dits que seule la beauté de certains paysages vient adoucir. Haneke creuse les racines du mal en vous tenant en haleine pendant 2H30. C’est une véritable référence cinématographique, une maîtrise parfaite à tous les niveaux. Un film qu’il est vivement souhaitable de voir  au grand écran si on veut apprécier tout le prodigieux travail de la photographie.

Brigitte

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11 novembre 2009

Les vies privées de Pippa Lee realisé par Rebecca Miller

Pippa_Lee

Pippa Lee s'est construite une vie confortable dans une atmosphère feutrée. Elle est dévouée à son mari plus âgé, ainsi qu'à ses enfants déjà adultes. Mais à l'approche de la cinquantaine, cette sérénité en apparence parfaite s'effrite. Pippa a connu une enfance tumultueuse et délurée où se sont mêlés sexe, drogue et rock'n' roll. Désormais, elle doit donc trouver un équilibre entre sa jeunesse troublée et la femme ‘trop rangée’ qu'elle est devenue. Sa rencontre avec un mystérieux jeune homme va lui permettre de trouver un nouveau sens à sa vie...

Qui se cache derrière l'image si "parfaite" de Pippa Lee ?
Rebecca Miller a choisi d'adapter à l'écran son propre roman : "The Private Lives of Pippa Lee" ... et le résultat s'avère une réussite. Elle pose un regard de femme sur le chemin parcouru de son héroine. Trois époques s'entrecroisent par un flot de flash-back finement construits. Petit à petit, le personnage de Pippa, de par son vécu, ses expériences, ses traumatismes, ses souffrances passées, s'épaissit et devient moins lisse. Que de fluidité et de naturel dans le jeu de Robin Wright Penn, que je trouve absolument divine !!! Et puis,  le masque glisse puis tombe ... Pippa se révèle et se libère.
Rebecca Miller dresse un portrait de femme et de mère tout en finesse et sensibilité. J'ai Adoré !

Il ne me reste qu'une chose à faire pour poursuivre un bout de chemin avec Pippa ... commander au plus vite "The Private Lives of Pippa Lee" !

Ingrid

Posté par jellybelly à 22:27 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Les herbes folles réalisé par Alain Resnais

Les_herbes_folles

Marguerite n'avait pas prévu qu'on lui volerait son sac à la sortie du magasin. Encore moins que le voleur jetterait le contenu dans un parking. Quant à Georges, s'il avait pu se douter, il ne se serait pas baissé pour le ramasser.

Le film commence plutôt bien et  les premiers ingrédients cinématographiques sont plutôt prometteurs. Sabine AZEMA et André DUSSOLIER restent de grands acteurs. Mais le film sombre relativement vite dans du grand n'importe quoi,  complètement délirant ... seul moyen d'échapper à cette imposture : une sortie de salle prématurée !

Non seulement il sombre, car même nos deux grands acteurs ne suffisent plus à justifier les très bonnes critiques du film, mais il va au devant d'un naufrage certain. Vous l'aurez compris, ce film est une grande déception, sans aucun intérêt. Je n'ai vraiment rien compris à ce délire ... Certains diront qu'il s'agit d'une oeuvre artistique ... et bien à mon goût, il s'agit d'un film râté dans lequel  deux acteurs se sont tout simplement fourvoyés !!!

Ne perdez pas votre temps, ni votre argent ...

Ingrid

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05 novembre 2009

Micmacs à tire-larigot réalisé par Jean-Pierre Jeunet

MicMacs_

Au coeur du désert marocain, à la fin des années 1970, des démineurs français sont en plein travail. Soudain une explosion... Dans un pavillon de banlieue, le téléphone sonne. Bazil, 9 ans, voit sa mère sangloter, le combiné à la main... On retrouve Bazill adulte, dans un vidéoclub. Un échange de coups de feu dans la rue et Bazil reçoit une balle dans la tête... Il survit et devra vivre avec le projectile logé dans son crâne. Voilà notre héros un peu déformé par une intense imagination et un grand pouvoir de fantaisie... Ayant perdu son travail, il se retrouve à la rue. Il est recueilli par une bande de truculents chiffonniers : Remington, homme noir qui ne parle qu'avec des expressions désuètes du genre ' dès potron minet" ou ' au diable vauvert" ; Calculette, qui a le don de tout compter en un clin d'oeil ; Fracasse, qui veut absolument battre le record de l'homme-canon ; Placard, qui a survécu à la guillotine ; la Môme caoutchouc, contorsionniste amoureuse de Bazil et Tambouille, qui les a tous adoptés, après avoir perdu ses jumelles dans le labyrinthe des glaces... Bazil tombe un jour, par hasard, devant le siège de deux compagnies : il reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont provoqué son malheur. Avec l'aide de la bande d'hurluberlus, Bazil va, grâce à son imagination de Petit poucet, monter les PDG des deux compagnies l'un contre l'autre, afin de mieux les anéantir ...

Mon avis

Cette fine équipe de personnages décalés et cet univers très particulier signé Jean-Pierre Jeunet m'ont fait vivre un bon moment de cinéma. C'est un conte moderne finement orchestré, qui repose sur un spectacle plein d'imagination et d'habileté... Et puis au-delà de ce spectacle, au-delà des loufoqueries de ses personnages, Jean-pierre Jeunet nous fait passer un message ... et dénonce une réalité beaucoup plus tragique. Il met aussi à l'honneur une notion pourtant primordiale dans nos sociétés mais qui se perd aujourd'hui, celle de la solidarité ... et notamment pour cela, "Micmacs à tire-larigot" fait du bien !

Ingrid

Posté par jellybelly à 21:42 - Cinéma - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

29 octobre 2009

La danse réalisé par Frederick Wiseman

La_danse

Frederick Wiseman, pionnier du cinéma documentaire, a installé sa caméra durant douze semaines au coeur de l'Opéra de Paris. Des ateliers de couture aux représentations publiques où brillent les étoiles, ce film nous entraîne dans les coulisses de la prestigieuse institution et nous montre le travail de tous ceux qui donnent corps au quotidien à des spectacles d'exception. 

'La Danse' est un documentaire passionnant sur la danse classique mais aussi sur tout ce qui gravite autour. J'ai passé 2h38 de pur bonheur à découvrir ce monde de l'intérieur. Wiseman mêle le sublime, que dégage cet Art, à un aspect beaucoup plus terre à terre : le fonctionnement de cette prestigieuse institution. Sa caméra fait coexister les deux avec beaucoup d'exigence.

Ingrid

Posté par jellybelly à 20:40 - Cinéma - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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