la galerie des maris disparus

J'ai découvert la plume de Natasha SOLOMONS assez récemment avec "Le Manoir de Tyneford" que j'ai beaucoup aimé. C'est donc assez naturellement que je me suis laissée séduire par son tout dernier roman : "La galerie des maris disparus".


Juliet est d'un caractère bien trempé. Toute petite déjà, elle ne ressemblait en rien aux petites filles juives, les cheveux parfaitement tressés. Les siens étaient en permanence ébouriffés. Plus grande, elle va jusqu'au bout de ses désirs. Plutôt que d'accepter un mariage avec un gentil garçon, sous-entendu un jeune homme de la communauté, Juliet préfère tomber amoureuse d'un jeune stagiaire ophtalmo voisin de l'entreprise familiale. Les parents sont contraints de l'accepter mais ce mariage ne va pas durer. Le mari disparaît sans laisser d'adresse. Juliet se bat pour ses 2 enfants. Elle s'est promise de s'acheter un réfrigérateur pour ses 30 ans pour rendre leur vie plus confortable à tous les 3. Mais sur le chemin, elle fait une folie. Elle croise un peintre et décide de lui consacrer toutes ses économies, elle lui demande de dessiner son portrait. Une nouvelle vie commence alors...


Dans ce nouveau roman, Natasha SOLOMONS brosse encore une fois un très beau portrait de femme, de celles qui foncent, contre vents et marées, de celles qui se fichent bien des qu'en dira-t-on... de celles qui s'affranchissent de la pression sociale, des limites, des carcans... de celles qui mènent leur vie comme elles l'entendent. Des femmes comme on les aime, quoi !


C'est un roman dédié également à l'art, et plus précisément à la peinture. Et là, c'est aussi du bonheur, une plongée au coeur des palettes. A chaque chapitre, un nouveau nom de toile, original, non ?


Comment conclure sans l'éloge de la prose romantique de Natasha SOLOMONS... Le lecteur se laisse porter par le destin de personnages attachants sur fond d'une écriture simple, fluide...


Vous en voulez plus ? Alors, lisez-le !


Annie