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Quand il s'agit de lire les derniers livres d'une sélection, nous ne savons plus très bien si nous avons différé leur lecture en privilégiant les autres... ou bien si nous ne les avons encore jamais eu dans les mains !

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Pour "Beso de la muerte", je ne peux donc vous dire... mais quand je l'ai pris, j'ai décidé de ne pas lire la 4ème de couverture et de me laisser porter par le hasard de la présélection. Et j'ai bien fait !


Ce roman est un policier sur fond de guerre civile espagnole avec un lien subtil à la littérature. Je vous explique.


Nous sommes en 1936 dans les environs de Grenade. 4 hommes dont 1 poète, Federico Garcia Lorca, sont exécutés par des rebelles anti-républicains.


En 2007, Thomas, policier, sombre dans l'alcool. Sa compagne, Claire, plus jeune de 25 ans, décide de le quitter. 4 années s'écoulent sans aucune nouvelle de Claire. Alors que Thomas fête son mariage avec Delia, un mystérieux appel au secours de Claire est lancé sur son téléphone portable. Au petit matin, un corps de femme est découvert calciné près de la voie ferrée de Marseille.
Quel lien entre ces 2 époques ?


Je ne peux décemment vous le dévoiler...


Je vous donne un indice. Tout ce roman tourne autour de la disparition mystérieuse, non encore élucidée aujourd'hui, de la dépouille du poète et dramaturge, un sujet de choix !


Le rythme est soutenu. Thomas part en lune de miel 5 jours plus tard, il n'a pas de temps à perdre ! Et il semble bien que le temps soit compté pour d'autres encore... Résultat : les étapes de l'enquête policière s'enchaînent tambour battant, tantôt en France, tantôt en Espagne, avec un suspens incroyable.


Autre point fort de ce roman, il aborde tout un volet historique avec bien sûr la guerre civile espagnole mais pas que. Il semble bien que les gouvernements de la France et de l'Espagne aient négocié secrètement en 1986 pour retrouver la paix dans leurs territoires...


Enfin, un mot sur l'origine du titre - P. 55 : "El beso de la muerte [...]. Ce qu'elle voulait dire par là, c'est que lorsqu'on enquête sur un sujet brûlant, au moment précis où l'on touche à la vérité, il faut l'approcher encore, cette vérité, l'approcher jusqu'à l'embrasser. Et ce baiser, c'est ce qu'elle prétendait, peut parfois vous tuer."


Ce roman est à lire absolument, je pense que vous l'aurez compris !

Petit récapitulatif de mon classement :

* Le peintre d’éventail de Hubert HADDAD : 10 sur 10,
* La silencieuse d’Ariane SCHEDER : 9 sur 10,
* Des larmes sous la pluie de Rosa MONTERO : 8 sur 10,
* Beso de la muerte de Gilles VINCENT : 7 sur 10,
* La lettre à Helga de Bergsveinn BIRGISSON : 6 sur 10,
* Les Haïkus du peintre d’éventail : 5 sur 10,
* L’ombre douce de Hoai Huong NGUYEN : 4 sur 10,
* Guillaume et Nathalie : 3 sur 10.


Annie