le jeu des ombres

Comme je vous l’avais annoncé, le journal intime est la star de ce début d’année. Voici donc mon 2ème billet sur un roman tournant autour de cet objet, intime par définition, qui peut se révéler d’un très grand pouvoir pour ceux qui osent en franchir les limites !

Nous sommes de nouveau aux Etats Unis. Nous faisons la découverte d’une famille avec Gil (Monsieur) qui est peintre, Irène (Madame) qui est femme au foyer, et 3 enfants : Florian, Riel et Stoney. Le couple entretient une relation conjugale singulière. Gil soupçonne sa femme de le tromper. Il est jaloux et, dans ce contexte, tous les moyens de découvrir de menus détails de la vie de son épouse lui paraissent permis. Mais, c’est sans compter la découverte, par Irène, de la lecture de son journal intime par son mari. Elle était prête à accepter de poser pour lui, y compris dans des positions prêtant à confusion, la réduisant à l’état animal, au profit de l’épanouissement de l’art de son mari. Certes, elle n’était pas très heureuse en couple, l’alcool l’aidait quelque peu à surmonter les épreuves du quotidien. Mais là, le seuil de tolérance d’Irène est franchi. Elle décide de prendre les rênes de sa vie conjugale et d’instrumentaliser son mari avec cet objet au pouvoir dévastateur.

Ce thriller psychologique offre un formidable moment de lecture. Inutile de vous dire qu’après la première page, vous serez totalement captivés par la stratégie machiavélique de cette femme,  vous voilà prévenus !

Dans ce roman, les effets des lectures de l’objet interdit sont perceptibles au jour le jour, de quoi rendre fou un mari en quête de possession !

L’intrigue est très bien menée, ponctuée par l’intervention des 3 enfants dans la vie d’un couple à la dérive. Et la chute, extraordinaire !

Si vous n’êtes pas encore convaincus de l'intérêt de découvrir ce roman, voici le commentaire du Washington Post : « Un des romans les plus beaux, les plus urgents de Louise ERDRICH. Un chef d’œuvre. » Alors, vous avez noté cette nouvelle référence dans votre petit carnet ? Enfin, je voulais dire, dans votre journal intime bien sûr…

Annie