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 «De l’été de mes douze ans, je garde les images les plus saisissantes et les plus tenaces de toute mon enfance, que le temps passant n’a pu chasser ni même estomper»

David appartient au clan Hayden , son grand-père, Julian, riche propriétaire d’un ranch était shérif , son père, Wesley, est shérif, et son oncle Franck un médecin très réputé.

Autant dire que le nom de Hayden est très respecté.

Les parents de David emploient à leur domicile Marie une jeune femme sioux pour s’occuper de lui. Tous les deux partagent une belle complicité et sont très attachés l’un à l’autre.

Marie tombe malade, elle a beaucoup de fièvre, elle délire . Le père de David veut appeler son frère, médecin compétent , respectable et respecté mais Marie refuse catégoriquement.

Ce refus est-il dû à une coutume sioux?

Je ne vous dévoilerai aucun indice mais sachez qu’il s’agit d’un drame qui a fait basculer la vie de David. Ce cruel été 1948 marquera la fin de son enfance et la découverte du monde perverti des adultes.

«Montana 1948» est un roman émouvant , dense qui aborde de multiples thèmes mais volontairement je n’en révèlerai que quelques uns: le racisme envers les Indiens, le poids d’une famille puissante, les relations père-fils où l’amour frôle souvent la haine.

L histoire m’a convaincue d’autant que l’écriture fine et efficace réserve une place aux paysages sauvages de cette contrée américaine.

Je vous assure qu’il, est difficile de poser ce livre tant l’intrigue est réussie et ce petit roman fait partie de ceux que l’on n’oublie pas.

Autre plaisir ce livre vient d’être repris chez Gallmeister, maison d’édition créée en 2006 qui séduit pour sa présentation très soignée. 

Elise