avant d'aller dormir

Avec ce roman de S.J. WATSON, vous allez perdre l’envie de dormir, j’en suis certaine. Il n’y aura plus d’avant, pendant, après… ce thriller est tellement oppressant que vous ne fermerez plus l’œil sans y penser, et pire encore sera votre réveil !

Imaginez : chaque matin, après votre nuit de sommeil, vous ouvrez les yeux, vous ignorez totalement où vous êtes ? quel est l’homme qui partage votre lit ? quelle est votre vie ? Tous vos souvenirs se sont évaporés. Et comme si la situation n’était pas assez angoissante, vous avez la sensation d’avoir vieilli d’une vingtaine d’années. L’atmosphère est lourde, non ?

Et bien, c’est ce que Christine vit tous les jours. Christine est l’héroïne du premier roman de S.J. WATSON. Elle souffre d’une amnésie et, en plus, de cette incapacité à mémoriser ce qui s’est passé très récemment, une simple nuit de sommeil suffit à effacer tout ce qu’elle a vécu dans la journée précédente. A chaque réveil, tout est à reconstruire. Christine vit en eaux troubles. Elle navigue en eaux troubles, elle vit en permanence entre réalité et imagination, confiance et doute… à la limite de sombrer dans la folie.

D’un point de vue thérapeutique, il n’y a rien à faire, pas de remède susceptible de traiter ses symptômes. Un médecin, le Docteur Nash, lui conseille alors de prendre des notes, dans un journal, avant d’aller dormir. Il s’agit de consigner toutes les informations reçues dans la journée pour laisser une trace de sa vie et ainsi, s’y reporter en fonction des besoins.

Et puis, il y a Ben, son mari. Impossible pour elle de savoir si elle a aimé cet homme. Quelle a été leur première rencontre ? ont-il eu un enfant de cette union ? Autant de questions auxquelles chaque jour, elle va essayer de répondre.

Pour que ce roman soit classé dans la catégorie des policiers, il lui fallait une enquête. J.S. Watson l’a prévue. Christine s’interroge sur l’origine de ses problèmes de mémoire. Grâce à la lecture de son journal, aux bribes de souvenirs qu’il induit, elle va progressivement reconstituer le puzzle de sa vie. Ce qu’elle vit est terrifiant.

Personnellement, j’ai été en empathie avec l’héroïne de ce roman, depuis la première jusqu’à la dernière ligne. Bravo Monsieur Watson !

Cette quête d’identité permanente montre la fragilité de l’être humain. Connaître ses origines, avoir des souvenirs, sont autant de fondations qui lui permettent tout simplement d’exister !

MAGNIFIQUE roman.

Annie