les hommes en géné

Impossible de quitter Véronique Ovaldé sans une petite dédicace lors de son passage à la bibliothèque municipale d’Angers bien sûr… les derniers livres ayant déjà été lus, il ne me reste plus qu’à regarder les titres plus anciens…

Mais, comme le dit Véronique Ovaldé elle-même, elle a un problème avec les titres… elle ne sait jamais quel titre retenir pour ses romans… et il arrive que certains soient particulièrement décalés par rapport à leurs 4èmes de couverture.

Un très bel exemple : « Les hommes en général me plaisent beaucoup ».

Si l’auteur n’avait pas été Véronique Ovaldé, je ne l’aurais jamais acheté, mais là, l’envie de surprise a été la plus forte et ce fut un bon choix.

Lili partage sa vie avec Samuel qui commence à rêver d’un bébé. Lili elle, n’est pas très sûre d’avoir envie de ce bébé, pas très sûre de son amour pour Samuel non plus. Les nuits de cette jeune femme sont hantées par les fantômes de son passé : le décès prématuré de sa mère, obèse, son petit frère privé de l’usage de la parole depuis cet évènement, l’abandon des deux enfants par leur père, nazi, sa tentative de suicide, sa relation amoureuse avec Yoïm, la dépendance, la descente aux enfers et la prison. Lili arrivera-t-elle à se reconstruire ?

Tout au long du roman, le lecteur se laisse porter au gré de la plume de Véronique Ovaldé, oscillant entre le doute et l’assurance d’un avenir meilleur, le rêve et la réalité, l’apparence donnée à l’extérieur et sa vérité intérieure… ça ne sera que dans les toutes dernières lignes que le lecteur découvrira le chemin que suivra finalement Lili.

C’est un beau roman qui porte bien mal son titre… En effet, en dehors de Samuel dont les visites en prison ont permis à Lili de tenir le coup et qui finira par l’accueillir chez lui à sa sortie, les hommes de ce roman ne sont pas particulièrement séduisants : le père est présenté comme un homme mauvais abandonnant ses enfants sans aucun soin ni assistance, l’amant ne voit dans Lili, cette jeune adolescente, qu’un objet sexuel. Bref, ce sont des hommes que l’on voudrait ne jamais rencontrer, alors, de là à les apprécier, vous voyez qu’il n’y a pas qu’un pas !!!

Annie