la boutique jaune

Vous vous souvenez sûrement des deux articles déjà parus sur l’Antre des Mots pour présenter les œuvres de Jeanne Benameur : « Les insurrections singulières » et « ça t’apprendra à vivre ».

C’est avec beaucoup de plaisir que j’ai découvert « La boutique jaune ». La couverture est colorée, elle représente une façade, jaune bien sûr, volets clos. Cette maison garde certainement à l’abri des regards mille et un souvenirs.

C’est aussi ce que s’est dit Marion, une jeune collégienne, arrivée récemment au village. Et la particularité de cette jeune fille est d’observer, elle dit d’elle-même qu’elle est une « guetteuse ». Elle souhaiterait d’ailleurs en faire son métier et devenir photographe. De jour en jour, les regards posés sur cette façade se font de plus en plus insistants avec, à chaque passage, cette caresse du bois. Ce que va apprendre Marion, c’est qu’elle est elle-même observée par un vieil homme du village, Adalbert, qui habite juste à côté de cette boutique jaune. Une invitation à boire un chocolat chaud, une acceptation à demi mots, et voilà que Marion va plonger dans un univers qui ne demande qu’à se laisser découvrir.

J’ai beaucoup aimé ce roman, assez court (seulement 148) mais traité avec une telle dynamique ! Les personnages sont attachants, leurs parcours sont accidentés, les sentiments sont beaux et empreints d’humanisme… 

Jeanne Benameur aborde les sujets de la transmission intergénérationnelle, le rôle de la grand-parentalité, le deuil, l’exil, la force des origines…

J’ai notamment relevé un passage sur la vie que je trouve très beau : « Il y a dans la vie des moments bienheureux où des réponses viennent sans qu’aucune question n’ait été posée. Ce sont des moments magiques. La vie est évidente. C’est rare. C’est précieux. »

Mjo, rendez-vous page 118, tu m’en diras des nouvelles !

Annie