poulet aux prunes


Marjane SATRAPI, vous vous souvenez ? Il s’agit de l’auteure iranienne de « Persépolis ».

Et bien, j’ai découvert « Poulet aux prunes » et c’est excellent.


Nasser Ali Khan est musicien. Son mariage a été plus ou moins contraint avec Nahid, institutrice. ELLE, travaille, s’occupe de la maison, des enfants (Mina, Reza, Farzaneh et Mozaffar). LUI, joue de la musique. Un jour, il oublie tout simplement d’accompagner l’un de ses enfants chez le médecin, et là, c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. La scène de ménage s’achève sur un désastre, elle brise le tar, instrument de musique tant vénéré par Nasser. Il va, dans un premier temps, se lancer à la recherche d’un nouveau tar, mais rien n’y fait, il ne peut oublier son instrument chéri et pardonner à son épouse. Il décide de se laisser mourir. La BD retrace les 7 derniers jours de sa vie, ses occupations, les visites qui lui sont faites, les petits présents aussi (sa femme lui mijotera un poulet aux prunes, son plat favori)…


J’ai beaucoup aimé cette BD. Les personnages sont dessinés à l’image de ceux de « Persépolis », monochromes. Les personnages sont attendrissants et tellement authentiques. Cet album a remporté le prix du meilleur album au Festival d’Angoulême de 2005.


Et devinez, cette BD va faire l’objet d’une reprise au cinéma avec une sortie prévue en octobre 2011. Il ne s’agira pas d’un film d’animation mais bien d’un film « en Technicolor et CinémaScope » avec des acteurs en chair et en os, et pas des moindres : Mathieu AMALRIC, Jamel DEBBOUZE, Edouard BAER, Golshifteh FARAHANI, Chiara MASTROIANNI, Isabella ROSSELLINI.


On devrait en reparler sur l’Antre des Mots. Affaire à suivre donc ! 

 

Annie