Le trottoir au soleil de Philippe Delerm (publié chez Gallimard)

P D décrit avec volupté, poésie et parfois douce moquerie, des minuscules détails de la vie* qui résonnent en nous car on a tous vécu, ou ressenti, ces instants, tellement fugaces que l’on ne s’y attarde pas et pourtant… En ce qui me concerne je me suis retrouvée, ravie dans - On n’est pas invités ! –, un peu vexée dans – Le travailleur du dimanche -, en empathie avec - les regardants dans la rue - où « un peu d’âge aide bien. On ne fait plus partie du jeu sexuel, on ne suscite pas encore la pitié… », complice dans – la sieste en semaine – où « sombrer dans un sommeil légèrement coupable, c’était à l’évidence le comble de l’égoïsme et du plaisir ».


Chapitres courts, à picorer au hasard, mais surtout pas d’une traite. Ce livre se déguste à doses homéopathiques et son achat devrait être remboursé par la Sécurité Sociale car il fait un bien fou !


Goûtez cette évidence qui laisse songeur :

« Chaque individu reste une île. Une île courtoise, qui se laisse accoster, mais pas envahir ».


*dans la même fibre que son 1er livre « La première gorgée de bière….
mjo