L’Attente du soir

Ils sont trois, trois êtres solitaires, exclus, en manque d’amour, restés à l’orée de leur vie.

Giacomo, d’abord, le directeur de cirque. Fils d’un clown dresseur de caniches et d’une acrobate, son enfance a été illuminée par la vie du cirque. Jusqu’au jour où sa mère s’envole pour s’écraser sur le sable de la piste. Son père ne s’en remettra jamais, Giacomo non plus. Mais il doit prendre la relève. Il devient clown et dresseur de chiens à son tour et emmène le cirque sur les routes de France. Sa vie est toute entière consacrée à la vie sous le  chapiteau, à tel point qu’il n’en sort jamais et ne sait rien de la vie réelle.

Il y a ensuite la femme grise qui a grandi sans amour, sans tendresse et sans émotion. Elle et devenue transparente pour tous et si elle se retrouve enceinte, c’est seulement parce que dans une soirée trop arrosée un garçon s’est trompé de partenaire. Avec cet enfant qui grandit dans son ventre, elle découvre enfin l’émotion mais pour peu de temps…

Il y enfin le môme, un enfant abandonné sur un terrain vague qui a appris à se débrouiller tout seul. Il perd très vite son premier ami : un petit chien.  D’ailleurs, le môme aboie  mais fait une découverte merveilleuse : il peut exprimer ce qu’il ressent en étalant des tâches de couleurs sur une feuille de papier.

Giacomo, la femme grise, le môme trouveront chacun dans les deux autres la force de continuer.

Mon avis :

Un roman original, inattendu, d’une grande humanité, empli de couleur, d’odeurs, de magie.

Les personnages sont attachants, les sentiments décrits avec force et sensibilité.

J’ai savouré le talent de Tatiana Arfel qui signe là son premier roman. 

Elise