05 novembre 2009
Micmacs à tire-larigot réalisé par Jean-Pierre Jeunet
Au coeur du désert marocain, à la fin des années 1970, des démineurs français sont en plein travail. Soudain une explosion... Dans un pavillon de banlieue, le téléphone sonne. Bazil, 9 ans, voit sa mère sangloter, le combiné à la main... On retrouve Bazill adulte, dans un vidéoclub. Un échange de coups de feu dans la rue et Bazil reçoit une balle dans la tête... Il survit et devra vivre avec le projectile logé dans son crâne. Voilà notre héros un peu déformé par une intense imagination et un grand pouvoir de fantaisie... Ayant perdu son travail, il se retrouve à la rue. Il est recueilli par une bande de truculents chiffonniers : Remington, homme noir qui ne parle qu'avec des expressions désuètes du genre ' dès potron minet" ou ' au diable vauvert" ; Calculette, qui a le don de tout compter en un clin d'oeil ; Fracasse, qui veut absolument battre le record de l'homme-canon ; Placard, qui a survécu à la guillotine ; la Môme caoutchouc, contorsionniste amoureuse de Bazil et Tambouille, qui les a tous adoptés, après avoir perdu ses jumelles dans le labyrinthe des glaces... Bazil tombe un jour, par hasard, devant le siège de deux compagnies : il reconnaît le sigle des deux fabricants d'armes qui ont provoqué son malheur. Avec l'aide de la bande d'hurluberlus, Bazil va, grâce à son imagination de Petit poucet, monter les PDG des deux compagnies l'un contre l'autre, afin de mieux les anéantir ...
Mon avis
Cette fine équipe de personnages décalés et cet univers très particulier signé Jean-Pierre Jeunet m'ont fait vivre un bon moment de cinéma. C'est un conte moderne finement orchestré, qui repose sur un spectacle plein d'imagination et d'habileté... Et puis au-delà de ce spectacle, au-delà des loufoqueries de ses personnages, Jean-pierre Jeunet nous fait passer un message ... et dénonce une réalité beaucoup plus tragique. Il met aussi à l'honneur une notion pourtant primordiale dans nos sociétés mais qui se perd aujourd'hui, celle de la solidarité ... et notamment pour cela, "Micmacs à tire-larigot" fait du bien !
Ingrid
Commentaires
Le choix des armes
C'est un film ingénieux et très burlesque.Jean-Pierre Jeunet est très fort pour nous "ballader" dans un univers dont les loufoqueries et les personnages viennent raviver notre âme d'enfant. C'est vrai que le choix du sujet autant que celui des armes accentuent la bouffonnerie de ce film auquel une palette d'acteurs fait honneur.
Merci Ingrid, j'ai passé un très bon moment et beaucoup ri.
Brigitte
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