L'Antre des mots

Laissez-vous submerger par les mots...

29 septembre 2009

Les charmes discrets de la vie conjugale de Douglas KENNEDY

les_charmes_discrets

Hannah Buchan, fille d’intellectuels, d'un père rebelle, d’une mère féministe, ne réalisera pas le rêve de ses parents. Elle épousera son petit ami, Dan, étudiant en médecine. Elle le suivra dans une petite ville du Maine. Elle consacrera ses journées aux tâches ménagères et à l’éducation de leur fils. Elle goûtera aux charmes discrets de la vie conjugale jusqu’au jour où, lors d’une rencontre, elle fera voler en éclat la quiétude de la famille jusqu’à se rendre complice d’une grave infraction à la loi. Après ce soubresaut, tout rentrera dans l’ordre mais pour combien de temps… ?

Mon avis :

Je ne connaissais pas l’écriture de Douglas Kennedy, et oui, j’avoue !

Je suis entrée lentement dans ce livre, les débuts ont été un peu difficiles, c‘est vrai, le côté plan-plan de cette famille commençait à me lasser un peu mais c’était sans compter sur la tourmente qui allait bientôt entraîner cette femme dans une spirale infernale, au point même que l’on se demande bien comment elle va pouvoir garder la tête hors de l’eau et pouvoir s’en sortir. Dans les dernières pages, les mauvaises nouvelles ne se comptent plus.

J’ai vraiment beaucoup apprécié ce roman, plein de suspens, de rebondissement (il semble que ça soit d’ailleurs le style Kennedy, je ne vais donc plus pouvoir le lâcher !!!) avec une intrigue particulièrement bien menée.

Il aborde également des sujets qui nous touchent :

- la place de la femme dans la famille,

- le poids de la responsabilité familiale sur l’épanouissement personnel,

- les relations mère/fille, père/fille,

- la présomption de culpabilité lorsqu'une affaire est rendue publique,

- l’amitié avec un grand A,

- la disparition,

- les conflits intergénérationnels…

C’est un roman dense mais qui reste très agréable à lire.

JE VOUS LE CONSEILLE !

Annie

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28 septembre 2009

Le garçon dans la lune de Kate O'Riordan

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Mariés depuis dix ans, Julia et Brian traversent une crise conjugale en demi-teinte. Julia s'interroge avec causticité sur la personnalité de l'homme qu'elle a épousé. Pourquoi lui semble-t-il si souvent impassible devant certains événements de la vie quotidienne ? Leur fils Sam, sept ans, est un enfant sensible et enclin à la rêverie qui voit dans la lune un petit garçon qui pleure. Lors d'un week-end, ils quittent Londres pour rendre visite au père de Brian en Irlande. Un drame affreux survient, qui se soldera par l'échec de leur union. Julia pourtant décide d'aller vivre chez son beau-père, un homme tyrannique. En lisant des carnets dérobés, rédigés par la mère de Brian depuis décédée, elle ressuscite le secret qui étouffe les membres de la famille.


Kate O'Riordan nous offre un roman d'une richesse et d'une subtilité singulières.  Sa plume sensible transcrit avec adresse les consciences complexes de ses personnages touchants et troublants à la fois... Julia est attachante. Son destin de femme, de mère et d'épouse nous entraîne et nous anime au fil des pages. Sa quête de vérité n'est autre qu'un hymne à l'Amour et à la vie. "Le garçon dans la lune" mêle les genres : l'intrigue et la narration sont habilement orchestrées. Le décor irlandais donne de l'envergure au poids de ce secret de famille. Même si certaines longueurs peuvent se faire sentir au cours de la lecture, Kate O'Riordan signe une oeuvre réussie.

Ingrid

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27 septembre 2009

Shantaram

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Australie 1980. Lin s'évade de prison, et atterrit sous une fausse identité dans les rues fourmillantes de Bombay, où il espère disparaître. Il pénètre peu à peu le monde secret de la «ville dorée » où se côtoient prostituées et religieux, soldats et acteurs, mendiants et gangsters. Fugitif sans famille, Lin cherche inlassablement à donner un sens à sa vie, d'abord en improvisant un dispensaire dans un bidonville, puis à l'échec de celui-ci en faisant ses premières armes dans la mafia de Bombay. Cette quête le conduira jusqu'à la guerre, à la prison et ses tortures, et à une série de trahisons sanglantes. Puis à la rédemption, enfin. Mais les clés du destin de Lin se trouvent entre les mains de son mentor, Kader Khan, parrain de la mafia, à la fois criminel, saint et philosophe, et surtout de Karla, femme mystérieuse, belle et dangereuse dont Lin tombe follement amoureux.

Ce roman épique nous plonge dans une Inde fascinante et marque l'entrée en littérature d'une voix extraordinaire.

Mon avis

Roman qui suscite le respect tant pour le personnage principal que pour son auteur qui s'inspire de faits réels et en partie autobiographique. On découvre l'Inde, sans doute dans ce qu'elle a de plus beau : la solidarité et la joie de vivre des habitants des bidonvilles, «  l'Inde du cœur ».  Cela ne masque pas la dureté de la vie    des pauvres et  l'issue que certains ont trouvée pour s'en sortir : la mafia. Lin est un personnage très attachant, qui s'investit pleinement dans la  vie du bidonville. Il se laisse surprendre par des actes et des émotions fortes qui lui permettent de lier des amitiés solides. Il trouve le père qui lui a manqué dans la personne de Kader Khan, dont les raisonnements philosophiques et la religion viennent perturber notre vision d'un parrain de la mafia. Il trouve toujours une justification à ses crimes : « De mauvaises choses, pour de bonnes raisons ». 

C'est un roman où le coeur de l'Inde palpite, l'individualisme n'est pas à l'ordre du jour.

Enfin, c'est aussi une histoire d'amour avec le personnage de Karla dont l'histoire personnel nous  est livré peu à peu

Roman profond et riche d'enseignement que les 870 pages ne doivent pas rebuter. On est comme envoûté par l'atmosphère  de ce livre et la vie intérieure des différents personnages.

Si je ne suis pas assez convaincante, vous trouvez ci-dessous une critique du monde du 6 avril 2007 (Jean Soublin) qui me convient bien :

C'est plus qu'un livre : une immense ambition soutenue par un talent considérable. Au catalogue des thèmes explorés, la tradition figure avec la trahison, à côté de l'abnégation et du sacrifice. La culpabilité côtoie la violence, celle qu'on inflige et celle aussi qu'on subit. Le sentiment amoureux rencontre la foi religieuse, enfin l'amour du prochain nous guide vers la métaphysique et vers Dieu, ultime et parfaite complexité. On trouve décidément de tout dans ce vaste roman. On pourra même - et c'est manifestement le dessein de l'auteur - s'y trouver soi-même. Tout ceci contenu dans une narration concrète, rythmée, linéaire, sans dissertations ni retours en arrière : il se passe toujours quelque chose et ce quelque chose a presque toujours une résonance profonde qui touche l'être et la gamme de ses sensations, du comique au divin, en passant par le sépulcral...
C'est le passé qui défigure le présent et qui démolit l'avenir. Et c'est l'amour et le sacrifice, au présent, qui permettent à l'homme de s'apaiser.

Brigitte

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26 septembre 2009

Des roses rouge vif d'Adriana Lisboa

Des roses rouge vif d'Adriana Lisboa

Le titre original est Sinfonie em branco (Symphonie en blanc) car le tableau de Whistler, Symphonie en blanc n° 1-La jeune fille en blanc, est souvent évoqué dans le livre.

Clarice, sculptrice de l'oubli, vit seule, dans l'Etat de Rio (Brésil). Elle attend sa soeur, Maria Inès, médecin. Toutes deux approchent la cinquantaine et ont été séparées quand Clarice avait 15 ans. Tomas, peintre médiocre, le voisin de Clarice, attend, lui aussi, M-Inès, qu'il a aimée dans le passé. L'histoire de ce livre n'est pas dans l'histoire mais dans un secret, avec pour emblème un foulard, orné de roses rouge vif, puis délavé. C'est un roman familial, un roman de fillettes, de femmes, avec un entrelacement permanent du temps. C'est une mise à rebours des sentiments dans le passé d'une enfance douleureuse, égratignée. L'intrigue est enveloppée de nature, sous le soleil brésilien, avec des descriptions saisissantes de la végétation, des insectes, de la mer, du temps qu'il fait. On interrompt difficilement la lecture en cours (vous me suivez ?) car la construction de ce livre, dans une langue poétique, nous pousse à aller au bout de ce jeu de pistes, avec un secret de famille, donc un non-dit, en suspens. Tel un papillon, la vérité affleure dans un paragraphe, puis s'envole au paragraphe suivant. On revient au silence et dans ce qui n'est pas, avec une violence, chuchotée, en filigrane, qui éclatera à la fin du roman.

"Ce n'est pas le temps qui passe, ce sont les êtres".

Magnifique roman qui a obtenu le 1er prix Saramago, réservé à un auteur de langue portugaise.

mjo

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22 septembre 2009

N'oublie pas d'être heureuse de Christine ORBAN

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Résumé :

L’un est le pays de la fleur d’oranger, des hammams, du thé à la menthe, de la cuisine orientale, des siestes interminables, des djellabas, l’autre est l’eldorado des chaussures à talons, des ventes privées, des voitures, des klaxons et de la tour Eiffel. Ces deux terres que tout semble opposer font rêver des deux côtés. Marie a quatorze ans et vit à Fédala, une ville balnéaire marocaine qui fut rebaptisée Mohammedia par feu le roi Mohammed V, le 25 juin 1960. Marie a une vie tranquille, trop tranquille pour elle. La pêche et les vagues rythment son quotidien. Presque rien ne vient perturber son existence. Elle s’ennuie, une seule personne peut lui redonner le sourire, sa tante Fifi qui s’est expatriée à Paris, Ville lumière où tout semble possible.

Mon avis :

Ce roman est touchant, émouvant, il nous fait toucher du doigt la valeur des petits plaisirs de la vie alors que nous pensons toujours que l’herbe est plus verte dans le champ d’à côté et que nous découvrirons le bonheur ailleurs. Christine Orban met en valeur le bonheur de vivre entouré, la richesse des relations humaines, et ne confère qu’une deuxième place au matérialisme. Mais, entre les 2 camps, le cœur de l’héroïne balance, et ce ne sont pas ses parents qui vont l’aider à faire son choix, sa mère lui répétant inlassablement « n’oublie pas ton chapeau » alors que son père réitère son éternel conseil « n’oublie pas d’être heureuse ». Ce ne sont que les dernières pages du livre qui livreront la morale du parcours de Marie.

Je vous conseille de le lire !

Annie

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20 septembre 2009

Non ma famille, tu n'iras pas danser réalisé par Christophe HONORE

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Avec Chiara Mastroianni, Marie-Christine Barrault, Marina Fois

Synopsis :

Depuis qu'elle s'est séparée de Nigel, Léna traverse la vie comme elle peut avec ses deux enfants. Elle triomphe avec vaillance des obstacles semés sur leur route. Mais il lui reste à affronter le pire : l'implacable bonté de sa famille qui a décidé de faire son bonheur.

Mon avis :

L’histoire est banale, un couple se sépare et vit les difficultés de la vie quotidienne. La mère, la sœur, le frère, tous vont vouloir porter conseil à Lena. Au final, tout devient compliqué. L’héroïne est instable, peut prendre une décision et en changer dans les quelques minutes suivantes. Chiara Mastroianni perce l’écran, c’est vrai, mais je ne vais pas garder un souvenir impérissable de ce film.

Annie

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17 septembre 2009

"Fish tank" de Andrea Arnold

Fish_Tank

A 15 ans, Mia est une adolescente rebelle avec une unique passion : la danse hip-hop. Un jour d'été, sa mère rentre à la maison avec un nouvel amant, Connor, qui s'installe chez elles. Est-ce enfin une promesse de bonheur ou bien un leurre ?

"Fish Tank" est une perle rare ... Rare parce que le destin de Mia, brillamment interprétée par Katie Jarvis, nous saisit dès les premiers instants, et cela jusqu'à la fin ... voire même encore après la séance. Rare parce que malgré le réalisme social britannique déprimant, Katie Davis donne vie à son personnage avec tant d'authenticité, d'énergie et de charme que nous sommes littéralement portés par cette histoire familiale. Filmé caméra à l'épaule, "Fish tank" déborde de vitalité, tout en abordant des sujets délicats et émouvants... Sans compter la mise en scène particulièrement maîtrisée et certaines réparties franchement drôles !!!
Faites la connaissance de Mia et de son aquarium "fish tank", vous verrez, le prix du Festival de Cannes est amplement mérité ...

Ingrid

Posté par jellybelly à 21:11 - Cinéma - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Une Marie-Jo pourrait bien en cacher une autre !

Peut-être l'avez vous découvert pendant l'été, nous avons 2 Marie-Jo adeptes du blog !!!

La première, notre Marie-Jo que nous avons l'occasion régulièrement de rencontrer, en chair et en os, lors de nos séances du Club lecture.

La deuxième, qui habite Lyon et qui se manifeste par voie de commentaires ; l'une d'entre vous (qui se reconnaîtra bien sûr) lui a tellement vendu les mérites du blog pendant l'été qu'elle n'a pas pu résister, à son retour chez elle, à nous donner son avis sur quelques films notamment, et c'est génial. Voilà une personne de plus pour alimenter notre petit glouton !!! Bienvenue donc Marie-Jo.

Mais il convenait toutefois de trouver un moyen de vous distinguer l'une et l'autre... alors, marché conclu, notre Marie-Jo (la deuxième) signera ses commentaires en précisant "de Lyon"... et qui, sait, peut-être un jour aurons-nous le plaisir de découvrir son visage (les progrès technologiques sont tels que nous pourrions très bien envisager une séance avec webcam...).

A bientôt donc, les Marie-Jo, pour de nouveaux articles !!!

Annie

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16 septembre 2009

Un prophète réalisé par Jacques AUDIARD

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Avec

Tahar Rahim,

Niels Arestrup, Adel Bencherif

Film français.

Genre :

Policier,

Drame

Grand Prix au Festival de Cannes

Un prophète a remporté le Grand Prix du 62ème Festival de Cannes dont le Jury était présidé par Isabelle Huppert.

Synopsis

Condamné à six ans de prison, Malik El Djebena ne sait ni lire, ni écrire. A son arrivée en Centrale, seul au monde, il paraît plus jeune, plus fragile que les autres détenus. Il a 19 ans.
D'emblée, il tombe sous la coupe d'un groupe de prisonniers corses qui fait régner sa loi dans la prison. Le jeune homme apprend vite. Au fil des " missions ", il s'endurcit et gagne la confiance des Corses.
Mais, très vite, Malik utilise toute son intelligence pour développer discrètement son propre réseau...

Mon avis

Alors, là, dès les premières minutes, vous sentez la pression, vous baignez dans l’univers carcéral que vous ne quitterez qu’en fin de séance. Vous allez vivre des scènes de violence, c’est sûr, pour autant, et même si en début de film, elles sont très prégnantes, elles vont s’étioler au fur et à mesure de la construction du héros, et là le terme est particulièrement adapté puisque nous allons assister à la métamorphose d’un homme, arrivé en prison pour avoir braqué des forces de police à l’arme blanche, qui va, au gré de ses rencontres et des actes qu’il sera poussé à commettre, va s’enhardir encore pour devenir un véritable caïd. Pour celui qui a été élevé en foyer, sans famille, sans amis, la prison va devenir un espace de reconnaissance, d’épanouissement, malheureusement pour le pire.

C’est un film puissant qui ne vous laissera pas indifférent( e), c’est sûr.

C’est un film qui suscitera des prises de conscience : à déshumaniser les hommes, est-ce que l’on peut finalement s’attendre à d’autres résultats ?

C’est un film à voir.

Annie

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14 septembre 2009

Les regrets réalisé par Cédric KAHN

les_regrets

Avec Yvan Attal, Valeria Bruni-Tedeschi, Arly Jover

Film français. Genre : Comédie dramatique

Sysnopsis :

Mathieu Lievin, 40 ans, architecte parisien, prend la route pour rejoindre la petite ville de son enfance où sa mère vient d'être hospitalisée en urgence. Dans la rue, il croise Maya, son amour de jeunesse, qu'il n'a pas revue depuis quinze années. Accompagnée d'un homme et d'une petite fille, elle ne lui adresse pas la parole. Deux heures plus tard, le téléphone sonne dans la maison familiale : c'est Maya qui l'invite à venir la retrouver chez elle. Il hésite un court instant puis accepte...

Mon avis :

Une énième film qui traite de l’amour mais avec un style particulier que je n’ai pas particulièrement apprécié. Peut-être est-ce lié aux acteurs (j’avoue, je ne suis pas très fan d’Yvan Attal, si Vincent Lindon avait été associé à Christine Scott Thomas, je pense que j‘aurais un autre avis !!!)… ou bien au manque de romantisme, de sensualité, de séduction, j’aurais apprécié un peu moins de violence et de précipitation, l’amour avec un grand A, quoi !!!

Et puis la fin, que je ne vous dévoilerai pas bien sûr, est particulièrement décevante.

En résumé, je ne vous incite pas à courir le voir, sauf peut-être si vous, au contraire, vous êtes sous le charme de l’acteur principal...

Annie

Posté par jellybelly à 21:36 - Cinéma - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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