L'Antre des mots

Laissez-vous submerger par les mots...

29 avril 2009

L'immeuble Yacoubian de Alaa El ASWANY

Dentiste de formation Alaa El ASWANY excerce son métier au CAIRE avant de devenir auteur. Très présent sur les scènes littéraire et politique de son pays. Parlant plusieurs langues dont le français, l'anglais et l'espagnol, il reste cependant très attaché à sa terre , la vallée du Nil. Ecrivain dans la veine du célèbre prix noble de littérature Naguib MAHFOUZ, il publie en 2002 son premier roman "L'IMMEUBLE YACOUBIAN" qui lui valut un énorme succès auprès du grand public.

Construit en 1920, en plein coeur du CAIRE, l'Immeuble Yacoubian est le vestige d'une splendeur révolue. a travers le quotidien de ses personnages plus singuliers les uns que les autres l'auteur nous dessine un portrait sans fard de l'Egypte moderne où se mêlent corruption politique, montée de l'islamisme, pauvreté, manque de liberté sexuelle et nostalgie du passé. Alaa El ASWANY nous ouvre des portes pour mieux comprendre cette société égyptienne si complexe, si colorée et si attachante.   

Juste et profond "L'Immeuble Yacoubian" fait partie de ces romans que l'on savoure avec plaisir et que je vous invite à découvrir.

Maryannick

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La demi pensionnaire - Didier Van Cauwelaert

 Que faire lorsqu'on tombe amoureux d'une jeune femme au cours d'un déjeuner, et qu'on découvre au dessert qu'elle se déplace en fauteuil roulant ? Hélène est Lion ascendant Lion, championne de voltige aérienne. C'est la fille la plus sexy, la plus joyeuse et la moins facile que Thomas ait jamais rencontrée... Arraché à sa routine, malmené, envoûté par cette " demi-pensionnaire " qui l'initie à la vraie liberté, il comprendra au bout du compte que c'est lui qui vivait comme un infirme. Et qu'une femme assise, parfois, peut aider un homme à se relever.

Prix Goncourt 1994 pour Un aller simple, Didier van Cauwelaert nous offre ici un roman d'amour fou, drôle et tendre, salué par la critique comme une de ses grandes réussites. (Mot de l'éditeur)

J'aime beaucoup ce roman pour son humour, sa sensibilité. L'auteur y transforme des personnages quelconques, voire méprisables en "merveilles". Par plus d'un week-end pour le lire et quelque soit le temps (ensoleillé ou pluvieux) vous ne résisterez pas.

Avec un style fluide, c'est un auteur créatif," fin". On garde de ce roman une impression de bonheur simple où les bons sentiments n'ont rien de niais.

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Un homme de Philip ROTH

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Je vous livre les premières lignes : "Autour de la tombe, dans le cimetière délabré, il y avait d'anciens collègues de l'agence de publicité new-yorkaise, qui rappelèrent son énergie et son originalité et dirent à sa fille, Nancy, tout le plaisir qu'ils avaient eu à travailler avec lui."

Vous l'avez compris, ce n'est pas bien drôle.

En fait, le narrateur va partir de la sépulture du personnage principal pour relater sa vie, et là, il ne s'agissait pas d'un modèle ! Et bien, la vie l'aura puni, lui qui avait trompé sa femme, eu 3 épouses au total, cumulera les maladies et finira par mourir totalement isolé des siens.

Je l'ai lu en entier parce qu'il ne fait que 153 pages, je crois que je n'aurais pas tenu s'il avait été plus volumineux.

Ce roman ne présente pas d'intérêt particulier, ou bien je suis passée tout à côté...

Référence A NE PAS RETENIR !

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28 avril 2009

Vingt-quatre heures de la vie d'une femme de Stefan ZWEIG

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Résumé du livre

Au début du siècle, une petite pension sur la Côte d’Azur, ou plutôt sur la Riviéra, comme on disait alors.

Grand émoi chez les clients de l’établissement : la femme d’un des pensionnaires, Mme Henriette, est partie avec un jeune homme qui pourtant n’avait passé là qu’une journée

Seul le narrateur prend la défense de cette créature sans moralité. Et il ne trouvera comme alliée qu’une vieille dame anglaise, sèche et distinguée. C’est elle qui, au cours d’une longue conversation, lui expliquera quels feux mal éteints cette aventure a ranimés chez elle.»

Mon avis

La passion est au coeur de cette histoire :

- celle d'un jeune joueur frénétique possédé de tout son être par l’ivresse du jeu.

- celle, foudroyante, d’une femme qui, pour le sauver du suicide se laisse emporter dans un tourbillon pendant 24H.

Aventure intense, descriptions magnifiques (celles des mains du joueur), analyse psychologique d’une grande finesse. Un court roman captivant que je vous invite à découvrir.

Elise

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27 avril 2009

Didier VAN CAUWELAERT

Cité par Brigitte le 25/04/2009 :

Lauréat du prix Goncourt en 1994 pour "Un aller simple"

"La demi pensionnaire"

J’ai adoré, SUPER, vous commencez, vous le dévorez

Tout commence avec le dépôt d’une partition auprès de la SACEM, en l’occurrence « la minute de silence ».

L'héroïne va proposer à l’agent de la SACEM de venir de déjeuner le lendemain pour débloquer quelque chose chez sa fille dont le mari est parti à la guerre. La fille est en réalité en fauteuil roulant mais « de nous deux, c’est moi l’infirme ».

C’est un tour de force remarquable

J’ai lu également « Hors de moi »

C’est un homme qui rentre chez lui, il n’arrive pas à ouvrir sa porte, il rentre de voyage, il sonne à sa porte et c’est un homme qui lui ouvre la porte, il dit « mais qui êtes-vous ?» et l’autre lui répond « mais je vous pose la même question », il aperçoit sa femme à l’arrière de cet homme, il demande à sa femme une explication, elle ne le reconnaît plus… je ne vous en dit pas plus.

Il a écrit récemment « la maison des lumières »

D'ailleurs, sur ce dernier livre, un article est paru dans le magazine Elle du 04/04/2009, il le qualifie d'étrange roman sentimantalo-fantastique.

Si vous souhaitez en savoir plus : http://www.evene.fr/livres/livre/didier-van-cauwelaert-la-maison-des-lumieres-39461.php

Annie

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15 avril 2009

Dans la tête, le venin de Andrea H. JAPP

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Figure majeure du polar français, Andrea H. Japp quitte l’univers du roman historique de ses derniers livres et opère avec « Dans la tête, le venin » un retour remarqué dans le monde du thriller contemporain.

France, 2008 : une technicienne de laboratoire est étranglée par son ancien amant qui avait pourtant disparu de la circulation. Deux adolescents, totalement envoûtés par le satanisme dont l’étape ultime est le meurtre, poursuivent leur « initiation » sur Internet grâce à l’influence d’un mentor canadien. Ils sont assassinés avec une rare sauvagerie.

États-Unis, 2008 : Diane Silver, une des meilleures profileuses au monde, traque les tueurs en série. Elle en fait une affaire personnelle – sa fille, Leonor, a été tuée et torturée. En dépit de son sale caractère, Diane est contrainte d’accueillir en stage un avocat d’affaires chargé de percer le secret de ses méthodes de travail. Elle est convaincue que l’apprentissage de ce dernier est sans rapport avec une future carrière.

Yves, un flic français formé par Diane aux techniques du profilage, reste l’une des rares personnes dont elle accepte l’amitié. C’est par lui qu’elle apprendra le meurtre des deux adolescents.

Parallèlement, elle traque un tueur à Boston, tandis que son esprit revient constamment sur l’assassinat de sa fille, survenu quinze ans plus tôt. Une femme est impliquée, elle en est persuadée.

Diane va alors ouvrir la boîte de Pandore, reconstituer le puzzle et remonter jusqu’au prédateur des prédateurs. Qu’il soit – lui aussi – sociopathe et fou dangereux lui importe peu.

Mon avis :

Ça faisait bien longtemps que je ne m’étais pas glissée dans un bon polar.

Celui-ci est excellent, dur, cette histoire de profileuse à la recherche d’un tueur en série et les recoupements avec d’autres meurtres perpétués dans différents pays, ajouté à une intrigue personnelle, nous tiennent en haleine et, là, vous n’avez qu’une idée en tête, savoir la suite, connaître le dénouement car l’histoire est rondement menée et le suspens omniprésent.

C’est une histoire lourde, sanglante où les sentiments sont à vif.

Excellent policier !!!!

Cécé

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14 avril 2009

Itineraire d'enfance de Duong THU HUONG

Anne

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Par l’auteure de l’inoubliable « Terre des Oublis ».

Ce livre écrit postérieurement à « Terre des oublis » , relate l’aventure de deux jeunes vietnamiennes  de 12 ans qui s’enfuient du village où elle vivaient auprès de leurs familles après que Bê ait pris la défense d’un camarade injustement accusé. Ce geste lui valu l’exclusion de l’école.

C’est ainsi que Commence pour Bê et sa meilleure amie un long périple en direction du nord du Vietnam pour retrouver le père de Bê qui vit en garnison. Ce voyage sera l’occasion de nombreuses rencontres, d’échanges .

Elles seront accueillis par le vieux Môc dans un village de montagne où elles resteront quelques semaines avant de pouvoir enfin atteindre l’objectifs fixé.

Belle histoire d’amitié entre les deux jeunes filles au caractère bien trempés surtout Bê , et l’on pense qu’il y a peut être aussi une similitude avec l’auteure.

Ce livre est une véritable découverte du Vietnam, la promenade est douce, les parfums , les paysages sont décris avec toute la précision et l’amour de Duong Thu Huong pour son pays.

On y découvre aussi toutes les subtilités et la variété de la cuisine selon les régions. on se surprend à vouloir découvrir  le goût et la texture du riz gluant !

C’est un parcours initiatique, au cœur des années 1950 à la fin de la colonialisation  le passage de l’enfance à une vie d’adulte. Malgré le poids du régime communiste , les traditions restent présentent et co-habitent , il semble que cela soit immuable tellement le partage des valeurs est fondateur de l’éducation pour combien de temps encore ? n’oublions pas que l’auteure est réfugiée politique en France depuis janvier 2006.

Un roman d’apprentissage qui porte les germes de l’écriture de « terre des oublis ». j’ajouterai qu’une rencontre au salon du livre avec cette auteure est un moment d’une rare intensité, on reste fasciné par ses qualités humaines : délicatesse, sensibilité, humanité, simplicité.

Voilà, j’ai déjà son dernier livre devant moi « Zenith », et je vais l’ouvrir comme on ouvre un trésor sachant qu’il sera encore une nouvelle rencontre et un merveilleux cadeau de la vie.

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01 avril 2009

SALON ANGEVIN DU LIVRE ANCIEN

11è SALON ANGEVIN DU LIVRE ANCIEN

L'éloge du salon du livre ancien à la femme

Plébiscité par le public, reconnu par la communauté des libraires, le salon du livre ancien jouit d'une réputation qui n'est plus à faire.

Cette année le salon se tiendra les samedi 4 et dimanche 5 avril 2009 au Centre Jean Carmet à Murs Erigné et proposera un éloge à la femme à travers les livres mais aussi à travers les oeuvres de différents artistes sculpteurs, peintre et photographe. A noter, également, les lectures musicales que proposeront pendant tout le week-end Mickaël Chartois (comédien) et François Marsat (contrebassiste), les sociétaires de la compagnie le Nid de Pie...

J'invite toutes les lectrices de l'Antre des mots à aller passer un agréable moment ce week-end à Murs- Erigné au Centre Jean Carmet. 

Maryannick

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Le vieux qui lisait des romans d'amour de Luis SEPULVEDA

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Antonio José Bolivar Proano, souvent dénommé le vieux dans ce roman, est le personnage essentiel de la dénonciation des dégâts et ravages liés à l'activité humaine en Amazonie. Marié très jeune, il débarque avec son épouse dans le village El Idilio pour fuir les regards portés sur sa femme, alors stérile. Elle décède de la malaria peu après. Le vieux, lui, poursuit son petit bonhomme de chemin, il apprend à connaître les shuars, des indigènes. En apprenant à chasser, pêcher, éviter les morsures des serpents et les attaques des félins, il se fait reconnaître par ce peuple.;

Ce roman est le 1er d'un auteur chilien aujourd'hui reconnu dans le monde entier. Il fut écrit en mémoire de Chico MENDES, ardent défenseur de l'Amazonie et l'une des plus grandes figures du mouvement écologique universel, assassiné le 22 décembre 1988. Ce livre n'est autre qu'un manifeste contre la naïveté et l'incrédulité des hommes blancs et leurs conséquences sur la biodiversité amazonienne.

C'est une petite merveille. Non seulement, son auteur s'implique dans un formidable combat qu'est celui de la préservation de la planète mais il démontre aussi, s'il en était encore nécessaire, au travers de la sensibilité du vieux qui lisait des romans d'amour, que l'homme, peu importe son âge, son environnement, évolue grâce aux livres, apprend, se cultive et acquiert une forme d'intelligence.

J'ai beaucoup aimé ce livre. Je l'ai lu il y a quelques mois et je voulais vous le faire partager au moment où sort le dernier livre de Luis SEPULVEDA : La lampe d'Aladino. Si vous voulez en savoir plus sur cet auteur hors du commun : http://www.evene.fr/celebre/biographie/luis-sepulveda-15110.php

Je ne pouvais pas vous quitter sans vous offrir une petite citation de Luis SEPULVEDA à méditer : « Ecrire, c’est former des lettres qui, à leur tour, forment des mots et, avec les mots, je peux raconter tout ce que j’ai vu »

Bonne lecture

Annie

Posté par jellybelly à 19:23 - Critique d'un livre - Commentaires [1] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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