les_sandales_blanches

Cette autobiographie présente la vie de Malika de 1956 à 2005. Née de parents algériens, dans une fratrie de 7 enfants, la petite dernière, Malika va vivre une partie de son enfance dans le bidonville de Nanterre jusqu'au jour, où, elle va passer sous un camion. Suite à cet accident, elle va connaître les séjours en hôpitaux et maisons de convalescence, et va découvrir les plaisirs des draps blancs, la cuisine occidentale, mais aussi et surtout, les cantiques religieux.

Quelques années plus tard, guérie de ses souffrances malgré les traces qui resteront à vie sur ses jambes, elle va retrouver le chemin de la maison, une maison qu'elle ne connaît pas, des enfants - ses frères et soeurs - qu'elle ne connaît pas. Elle qui appréciait le silence se retrouve à évoluer au côté d'enfants qui crient, qui hurlent. Elle qui appréciait la cuisine légère doit partager les tajines familiaux à chaque repas. Elle qui appréciait le confort d'un lit partage maintenant la couche de 8 personnes, installées tête bêche, à même le sol, sur des peaux de mouton. C'est le choc des cultures !

Et plus encore, elle sera contrainte de courber l'échine devant une mère toujours plus violente. Ses débuts à l'école seront difficiles aussi, bien sûr, avec tout le retard pris lors des hospitalisations. Mais, Malika ne cessera de se battre pour finir aujourd'hui, cantatrice. Que de chemin parcouru !

Ce livre est bouleversant. Au fil des pages, nous vivons sa quête d'identité et partageons sa soif de vivre. Une frustration toutefois, j'aurais aimé qu'elle consacre une partie un peu plus grande à son ascension.

Annie